Le guide complet pour cultiver l'épinard de Malabar dans votre jardin
L'épinard de Malabar, botaniquement connu sous le nom de Basella alba, n'est pas du tout un véritable épinard. L'épinard commun, Spinacia oleracea, est une
I. Découvrir l’épinard de Malabar
1. Qu’est-ce que l’épinard de Malabar ?
a. Origines et caractéristiques
L’épinard de Malabar, botaniquement connu sous le nom de Basella alba, n’est pas du tout un véritable épinard. L’épinard commun, Spinacia oleracea, est une culture de saison fraîche qui « monte en graine » — c’est-à-dire qui fleurit prématurément — sous l’effet de la chaleur estivale. L’épinard de Malabar, une liane tropicale originaire du sous-continent indien, fait tout le contraire : il prospère dans la chaleur qui fait échouer les autres légumes-feuilles, offrant une récolte continue tout au long de l’été.
Ses feuilles succulentes et brillantes ont une saveur douce et terreuse semblable à celle de l’épinard, mais avec des notes d’agrumes et de poivre. À la cuisson, les feuilles libèrent une fibre soluble qui leur donne une texture légèrement mucilagineuse, ou visqueuse. Pensez au gombo ; cette qualité est prisée pour sa capacité à épaissir naturellement les soupes et les ragoûts.
Vous rencontrerez deux types courants :
- **Basella alba :** C’est la variété classique avec des tiges épaisses et vertes et de luxuriantes feuilles vertes en forme de cœur.
- **Basella rubra :** Souvent appelée Épinard de Malabar à tiges rouges, cette variété présente des tiges et des nervures d’un rouge-violet saisissant, ce qui en fait une magnifique « plante ornementale comestible ». La couleur provient des bétalaïnes, les mêmes antioxydants puissants que l’on trouve dans les betteraves.

| Fiche technique de l’épinard de Malabar |
|---|
| Nom scientifique |
| Type de plante |
| Région d’origine |
| Port / Habitus |
| Hauteur |
| Ensoleillement requis |
| Type de sol |
| pH du sol |
| Besoins en eau |
| Plage de température optimale |
| Zones de rusticité USDA |
| Délai avant la première récolte |
| Méthodes de multiplication |
| Espacement |
| Plantes compagnes |
| Plantes à éviter |
| Ravageurs courants |
| Maladies courantes |
| Parties comestibles |
#### b. Bienfaits nutritionnels
L’épinard de Malabar est exceptionnellement dense en nutriments. C’est une excellente source de vitamine A (sous forme de bêta-carotène), cruciale pour la vision et la santé immunitaire, et de vitamine C, un puissant antioxydant. Il fournit également des quantités importantes de fer, de calcium, de folate et de potassium. La fibre soluble qui contribue à sa texture est également bénéfique pour la santé digestive.
| Informations nutritionnelles de l’épinard de Malabar |
|---|
| Nutriment |
| Calories |
| Glucides totaux |
| Fibres alimentaires |
| Protéines |
| Lipides totaux |
| Vitamine A |
| Vitamine C |
| Vitamine K |
| Folate |
| Calcium |
| Fer |
| Magnésium |
| Potassium |
| Sodium |
| * Les pourcentages des apports journaliers sont basés sur un régime à 2000 calories. Données nutritionnelles de l’USDA. |
### 2. Pourquoi cultiver l’épinard de Malabar chez soi ?
a. Facile à cultiver et à entretenir
L’épinard de Malabar est exceptionnellement résistant et indulgent, ce qui en fait un superbe choix pour les débutants. Ses principaux avantages incluent :
- Tolérant à la chaleur : Il produit abondamment au cœur de l’été, lorsque la laitue et l’épinard commun ont depuis longtemps abandonné la partie.
- Résistant aux maladies et ravageurs : Il a peu d’ennemis naturels, minimisant le besoin d’intervention.
- Croissance rapide : Vous pouvez commencer à récolter les feuilles en moins de deux mois et continuer jusqu’aux premières gelées.
- Peu d’entretien : Une fois établi sur un treillis avec un bon sol et un arrosage adéquat, il se débrouille en grande partie tout seul.
b. Croissance verticale pour un gain de place
Le port grimpant de cette plante est un atout majeur pour les jardiniers urbains ou disposant de petits espaces. Elle pousse verticalement, vous permettant de produire une quantité substantielle de nourriture sur une empreinte au sol minimale. Un treillis, une clôture ou même des ficelles tendues le long d’un mur de balcon peuvent devenir un écran de verdure composé de feuilles comestibles. Sa qualité ornementale, en particulier celle de la variété à tiges rouges, en fait un candidat parfait pour le « jardinage ornemental et comestible » — une plante à la fois belle et productive.
II. Préparer la culture de l’épinard de Malabar
1. Choisir le bon emplacement
a. Besoins en ensoleillement
Prévoyez un emplacement qui reçoit au moins six heures de soleil direct par jour. Cette exposition en plein soleil alimente la croissance rapide et feuillue que vous recherchez. Dans les climats où le soleil d’été est extrêmement intense (par exemple, le sud-ouest désertique américain), un endroit bénéficiant d’une légère ombre l’après-midi peut être avantageux pour éviter le stress foliaire, mais ce n’est pas une obligation dans la plupart des régions. Un manque de lumière se traduira par une plante « étiolée » — une plante avec des tiges longues et fines et des feuilles moins nombreuses et plus petites.
b. Considérations de température
C’est une véritable plante tropicale qui adore la chaleur. Plantez-la à l’extérieur lorsque les températures nocturnes sont constamment au-dessus de 15°C (60°F) et que le sol s’est réchauffé. Elle se comporte le mieux avec des températures diurnes comprises entre 25°C et 35°C (77°F et 95°F). Elle ne tolère pas le gel ; la première gelée d’automne tuera le feuillage. Dans les climats plus frais (Zones 2-8), traitez-la comme une annuelle d’été, en semant les graines à l’intérieur 4 à 6 semaines avant la date de vos dernières gelées pour prendre de l’avance.
2. Préparation du sol
a. Type de sol idéal
L’épinard de Malabar prospère dans un sol fertile qui retient l’humidité tout en étant bien drainant. La texture idéale est celle d’un « sol limoneux et friable » — il doit donner la sensation d’une éponge essorée, retenant l’humidité mais libérant l’excès d’eau librement. Si vous en pressez une poignée, elle devrait former une boule lâche qui s’effrite facilement. Un sol argileux lourd et compact doit être amendé pour améliorer le drainage et prévenir la pourriture des racines. Un sol sableux aura besoin d’amendements pour l’aider à retenir l’eau et les nutriments.

#### b. Améliorer votre sol de jardin de manière biologique
Construire un sol sain est l’investissement le plus important que vous puissiez faire pour un jardin productif. Avant de planter, enrichissez votre sol en incorporant un ou plusieurs des éléments suivants :
- Compost : C’est le meilleur amendement de sol polyvalent. Incorporez 5 à 10 cm (2-4 pouces) de compost mûr dans les 15 à 20 cm supérieurs de votre sol. Il fournit des nutriments équilibrés à libération lente, améliore le drainage dans les sols argileux et augmente la rétention d’eau dans les sols sableux.
- Fumier bien décomposé : Le fumier de vache, de cheval ou de volaille bien décomposé ajoute une quantité significative d’azote pour la croissance des feuilles. Assurez-vous qu’il est entièrement composté pour éviter de brûler vos plantes.
- Terreau de feuilles : Les feuilles décomposées créent un fantastique conditionneur de sol qui améliore la rétention d’humidité et soutient les réseaux fongiques bénéfiques.
- Lombricompost : Cet amendement de premier choix est riche en nutriments assimilables par les plantes et en microbes bénéfiques qui stimulent une croissance saine.
III. Planter l’épinard de Malabar
1. Quand planter
a. Meilleure période de l’année
Semez les graines directement en place ou repiquez les jeunes plants dans le jardin uniquement après que tout risque de gel soit passé et que le sol se soit réchauffé à au moins 18°C (65°F). Cela correspond généralement à 2-3 semaines après la date moyenne des dernières gelées de votre région. Planter trop tôt dans un sol frais entraînera une mauvaise germination et un retard de croissance. Dans les climats sans gel (zones 10+), vous pouvez le planter presque toute l’année, bien que la croissance puisse ralentir pendant la partie la plus fraîche de l’année.
b. Utiliser des graines ou des boutures
Ce sont deux excellentes méthodes de multiplication, chacune adaptée à des situations différentes.
- Graines : C’est la manière la plus courante et la plus fiable de commencer. L’enveloppe dure de la graine peut ralentir la germination, alors donnez-leur une longueur d’avance. Scarifiez les graines en les entaillant doucement avec une lime ou en les frottant avec du papier de verre, puis faites-les tremper dans de l’eau tiède toute une nuit avant de les planter. Plantez les graines à environ 1 cm (1/2 pouce) de profondeur. La germination a généralement lieu en 1 à 3 semaines.
- Boutures : C’est une méthode fantastique pour cloner une plante existante. Si vous ou un ami avez une liane saine, vous pouvez créer de nouvelles plantes gratuitement. Prélevez une bouture de 15 cm (6 pouces) à l’extrémité d’une tige vigoureuse. Retirez les feuilles de la moitié inférieure et placez la tige dans un bocal d’eau. Les racines se formeront en 1 à 2 semaines, après quoi elle pourra être plantée en terre. C’est beaucoup plus rapide que de partir de graines.
2. Comment planter
a. Espacement approprié
Donnez à chaque plante suffisamment d’espace pour accéder au soleil, à l’eau et aux nutriments.

- Espacez les plants individuels de 30 cm (12 pouces).
- Si vous plantez en rangs, espacez les rangs d’au moins 90 cm (3 pieds) pour permettre la circulation de l’air et une récolte facile.
- L’espacement peut être légèrement plus serré si vous êtes assidu dans le palissage vertical et la récolte régulière.
b. Fournir un support pour grimper
Le support n’est pas optionnel ; il est essentiel. Cette liane a besoin de quelque chose sur quoi grimper pour rester saine et productive. Installez votre structure de support au moment de la plantation pour éviter de déranger le système racinaire plus tard.
- Treillis : Un simple treillis en éventail, un panneau en treillage ou une grille en fil de fer fonctionnent parfaitement.
- Tuteurs ou Piquets : Un tipi en bambou ou un seul tuteur solide d’au moins 2 à 2,5 mètres de haut est efficace.
- Clôtures : Une clôture en grillage ou en fil de fer constitue un excellent support tout prêt.
- Arches ou Tonnelles : Faites-le pousser au-dessus d’une allée pour un élément de jardin spectaculaire et productif.
- Filet ou Ficelle : Un filet horticole solide ou de la ficelle de jute tendue entre deux poteaux crée un mur d’escalade simple et efficace.

### 3. Planter en pots
a. Choisir la bonne taille de pot
Sélectionnez un grand contenant pour accueillir le système racinaire vigoureux de la plante et réduire la fréquence des arrosages. Une taille minimale de 19 litres (5 gallons), soit environ 30 cm (12 pouces) de profondeur et de largeur, est recommandée pour un seul plant. Un pot plus grand, comme un contenant de 40 ou 50 litres (10 ou 15 gallons), est encore mieux et donnera une liane plus robuste.
b. Considérations sur le drainage et le terreau
Un drainage adéquat est non négociable en pot. Assurez-vous que votre pot a plusieurs grands trous de drainage. Utilisez un terreau de haute qualité, et non de la terre de jardin, qui se compacte facilement en pot. Pour un mélange personnalisé idéal, mélangez :
- 60% de terreau de haute qualité
- 30% de compost ou de lombricompost pour la fertilité
- 10% de perlite ou de sable grossier pour assurer un drainage et une aération impeccables
Ce mélange fournit structure, nutriments et l’excellent drainage dont l’épinard de Malabar a besoin.
IV. Entretenir votre épinard de Malabar
1. Besoins en arrosage
a. Fréquence et quantité
L’objectif est un sol constamment humide, mais pas détrempé. Cela favorise le développement de feuilles épaisses et succulentes.
- Arrosez abondamment lorsque les 2 à 5 cm (1-2 pouces) supérieurs du sol sont secs au toucher.
- Par temps chaud, cela peut être tous les deux jours pour les plates-bandes et quotidiennement pour les pots.
- Arrosez toujours au pied de la plante, directement sur le sol. Cela garde les feuilles sèches, ce qui est la meilleure pratique pour prévenir les maladies fongiques comme la cercosporiose.
b. Signes de sur-arrosage ou de sous-arrosage
Votre plante vous dira ce dont elle a besoin.
- Sous-arrosage : Les feuilles vont flétrir ou pendre, paraître minces, et la croissance ralentira considérablement. Les bords des feuilles peuvent devenir bruns et cassants.
- Sur-arrosage : Les feuilles peuvent jaunir et tomber. La plante peut flétrir même si le sol est humide, ce qui est un signe classique de pourriture des racines due au manque d’oxygène dans le sol.
2. Fertiliser de manière biologique
a. Types d’engrais biologiques à utiliser
Si vous avez préparé votre sol avec beaucoup de compost, vous n’aurez peut-être besoin que de peu d’engrais supplémentaire. Pour un coup de pouce, en particulier pour les plantes en pot où les nutriments s’échappent plus rapidement :
- Engrais liquides : Une solution diluée d’émulsion de poisson ou un engrais liquide équilibré à base d’algues fournit des nutriments rapidement disponibles.
- Fertilisation de surface : En milieu de saison, faites un apport en surface en grattant une couche de compost ou de lombricompost à la surface du sol autour de la base de la plante.
- Privilégier l’azote : Comme vous cultivez cette plante pour ses feuilles, les engrais légèrement plus riches en azote (le premier chiffre dans un ratio N-P-K) sont bénéfiques.
b. À quelle fréquence fertiliser
Pour les plantes en pleine terre dans un sol riche, un apport de compost en surface à la mi-saison est souvent suffisant. Pour les plantes en pot, appliquez un engrais biologique liquide dilué et équilibré toutes les 2-3 semaines pendant la haute saison de croissance pour reconstituer les nutriments emportés par les arrosages fréquents.
3. Ravageurs et maladies courants
a. Identifier les problèmes
L’épinard de Malabar est réputé pour sa résistance, mais quelques problèmes peuvent survenir, généralement liés au stress environnemental.
- Cercosporiose : Petites taches circulaires beiges ou grises avec une bordure foncée sur les feuilles. C’est un problème fongique favorisé par une humidité élevée et un feuillage mouillé.
- Pucerons ou scarabées japonais : Des insectes peuvent occasionnellement se nourrir des feuilles. Les pucerons sont de petits insectes en forme de poire, tandis que les scarabées japonais sont vert métallique et cuivre.
- Pourriture des racines : La plante entière flétrit et ne prospère pas malgré un sol humide. Ceci est causé par un mauvais drainage.
- Croissance étiolée : Tiges longues et grêles avec peu de feuilles. Ce n’est pas une maladie mais un symptôme d’un ensoleillement insuffisant.
b. Remèdes naturels et biologiques
La prévention est toujours le meilleur remède.
- Pour la cercosporiose : Taillez immédiatement les feuilles affectées pour arrêter la propagation. Améliorez la circulation de l’air en éclaircissant les lianes si elles sont trop denses. Surtout, arrosez toujours le sol, pas les feuilles.
- Pour les pucerons : Un jet d’eau puissant d’un tuyau d’arrosage en délogera la plupart. Pour les problèmes persistants, utilisez du savon insecticide.
- Pour les scarabées japonais : Le contrôle biologique le plus efficace est de les ramasser à la main tôt le matin et de les laisser tomber dans un seau d’eau savonneuse.
- Pour la pourriture des racines : C’est difficile à inverser. La prévention est la clé : assurez un excellent drainage dans votre sol ou votre pot dès le départ.
V. Les plantes compagnes pour l’épinard de Malabar
1. Plantes compagnes bénéfiques
a. Plantes qui améliorent la croissance
Le compagnonnage végétal consiste à créer un petit écosystème coopératif. De bons partenaires pour l’épinard de Malabar incluent :
- Légumineuses (Haricots nains, Pois) : Ces plantes sont des « fixatrices d’azote ». Elles hébergent sur leurs racines des bactéries qui extraient l’azote de l’air et le convertissent en une forme que les plantes peuvent utiliser, fournissant une source gratuite d’engrais pour l’épinard gourmand.
- Alliacées (Oignons, Ail, Ciboulette) : L’odeur forte de ces plantes peut confondre et dissuader de nombreux ravageurs courants du jardin.
- Herbes aromatiques basses : Des plantes comme l’origan, le thym ou la marjolaine peuvent agir comme un paillis vivant, aidant à supprimer les mauvaises herbes et à retenir l’humidité du sol autour de la base de la liane.
b. Plantes qui repoussent les ravageurs
Ces plantes peuvent agir comme une ligne de défense pour toute votre parcelle de jardin.
- *Œillets d’Inde (Tagetes sp.) :* Les œillets d’Inde libèrent une substance chimique par leurs racines qui peut dissuader les nématodes à galles, un ravageur microscopique du sol. Leur odeur dissuade également les ravageurs aériens.
- Capucines : Elles agissent comme une « plante-piège » pour les pucerons. Les pucerons sont souvent plus attirés par les capucines et s’y rassembleront, épargnant votre épinard. Les feuilles et les fleurs sont également comestibles !
2. Plantes à éviter
a. Voisins incompatibles
Il y a peu de véritables incompatibilités, mais évitez les situations de plantation qui créent des problèmes.
- Grandes cultures faisant de l’ombre : Ne plantez pas l’épinard de Malabar là où il sera fortement ombragé par des cultures plus hautes comme le maïs ou les tournesols, car il a besoin de plein soleil pour prospérer.
- Pommes de terre : Bien qu’elles ne soient pas un antagoniste direct, les pommes de terre sont de grosses consommatrices de nutriments et peuvent entrer en compétition intense pour les ressources du sol. Si vous les plantez ensemble, assurez-vous que le sol est exceptionnellement fertile.
- Fenouil : Le fenouil est connu pour excréter des substances qui peuvent inhiber la croissance de nombreuses autres plantes, il est donc préférable de lui donner son propre espace.
VI. Récolter l’épinard de Malabar
1. Quand et comment récolter les feuilles
a. Identifier les feuilles prêtes à être cueillies
Vous pouvez commencer à récolter dès que la liane est établie et pousse vigoureusement, généralement 50 à 70 jours après le semis. Les meilleures parties à récolter sont les jeunes feuilles tendres et les 10 à 15 cm supérieurs des pointes de croissance. Ce sont les plus succulentes et elles ont la meilleure saveur.
b. Techniques de récolte appropriées
Utilisez une méthode de « couper et laisser repousser » pour une récolte tout au long de la saison.
- Avec des ciseaux propres ou le bout des doigts, pincez les extrémités des tiges en croissance.
- Cette pratique est une forme de taille. En retirant le point de croissance principal (le méristème apical), vous brisez la « dominance apicale » de la plante et l’encouragez à produire de nouvelles pousses latérales à partir des nœuds situés sous la coupe.
- Récolter régulièrement rend la plante plus touffue et plus productive. Une légère récolte tous les quelques jours vaut mieux qu’une grosse récolte une fois par mois. Ne retirez jamais plus d’un tiers de la plante à la fois.
2. Récolter les baies de l’épinard de Malabar
a. Quand récolter les baies
Tard dans la saison, la plante produira des fleurs discrètes blanches ou rosées, qui sont suivies de petites baies rondes. Les baies sont mûres et prêtes à être récoltées lorsqu’elles deviennent d’un violet-noir profond, couleur d’encre. Elles seront dodues et tacheront vos doigts si vous les écrasez.
b. Comment récolter et utiliser les baies

Cueillez délicatement les baies mûres à la main. Leur utilisation principale n’est pas pour leur saveur, qui est douce et sans grand intérêt, mais pour leur incroyable pigment.
- Colorant naturel : Écrasez les baies pour libérer un puissant jus magenta-violet. Il peut être utilisé comme colorant alimentaire naturel pour les glaçages ou comme peinture temporaire amusante pour les projets artistiques des enfants.
- Conserver les graines : Chaque baie contient une seule graine. Si vous jardinez dans une région où la plante a le temps de produire des baies mûres, vous pouvez les conserver pour l’année suivante. Écrasez les baies, lavez la pulpe pour séparer les graines dures, laissez les graines sécher complètement pendant plusieurs semaines et conservez-les dans un endroit frais et sombre.
Le Coin du Mentor : La question de la texture
La qualité mucilagineuse de l’épinard de Malabar cuit est une caractéristique clé. Certaines personnes adorent la façon dont il donne du corps aux plats, tandis que d’autres peuvent trouver la texture surprenante. Mon conseil : essayez-le d’abord dans une soupe ou un curry où cette qualité est un atout. Si vous préférez moins de cette texture, faites-le sauter rapidement à feu vif, ce qui minimise son développement.
### 3. Conserver et utiliser votre récolte
a. Conseils de conservation à court terme
Les feuilles récoltées sont meilleures utilisées fraîches. Si vous avez besoin de les conserver, placez les feuilles et les tiges non lavées dans un sac en plastique avec une serviette en papier sèche et conservez-les dans le bac à légumes de votre réfrigérateur. Elles se conserveront jusqu’à 3-5 jours. Lavez-les juste avant de les utiliser.
b. Congélation pour une utilisation à long terme
L’épinard de Malabar se congèle magnifiquement pour être utilisé dans des plats cuisinés comme les soupes, les ragoûts et les smoothies.
- Blanchir : Plongez les feuilles fraîches dans une casserole d’eau bouillante pendant 1-2 minutes. Cela arrête les enzymes qui provoquent la décomposition.
- Refroidir : Transférez immédiatement les feuilles dans un bol d’eau glacée pendant 1-2 minutes pour arrêter le processus de cuisson et préserver la couleur.
- Essorer : Égouttez les feuilles et pressez-les pour en extraire le plus d’eau possible. Vous pouvez les former en petites boules.
- Congeler : Placez les portions essorées sur une plaque de cuisson pour les congeler individuellement, puis transférez-les dans un sac de congélation. Cela les empêche de s’agglomérer. Elles se conserveront jusqu’à 8-10 mois.
VII. Maîtriser la croissance de l’épinard de Malabar
1. Comprendre son port de croissance
a. Pourquoi il peut devenir vigoureux
L’épinard de Malabar n’est pas envahissant dans les climats avec des hivers gélifs. Cependant, sa croissance vigoureuse et rapide pendant les conditions estivales idéales signifie qu’il peut rapidement couvrir un treillis. Dans les climats sans gel, il peut se ressemer facilement si on laisse tomber les baies, ce qui entraîne des semis spontanés la saison suivante. Cette vigueur est un atout, pas une menace, lorsqu’elle est gérée correctement.
b. Signes de croissance excessive
La « croissance excessive » est simplement le signe d’une plante heureuse. Recherchez des lianes qui s’étendent au-delà de leur support prévu, qui commencent à faire de l’ombre aux plantes voisines ou qui produisent plus de feuilles que vous ne pouvez en utiliser. C’est votre signal pour récolter plus, pas un signe de problème.
2. Mesures préventives
a. Techniques de taille appropriées
Pensez à cela comme à « diriger la croissance » plutôt qu’à la contrôler. La meilleure technique est aussi votre méthode de récolte : pincer régulièrement les extrémités des tiges en croissance. Cela accomplit trois choses à la fois : cela fournit une récolte continue, maintient la liane dans ses limites et encourage une croissance latérale plus touffue et plus productive. Si vous ne souhaitez pas de semis spontanés l’année prochaine, il suffit de pincer les tiges florales dès leur apparition.
b. Stratégies de confinement
La culture sur un treillis est la meilleure stratégie de confinement, car elle dirige toute la croissance verticalement. Dans les zones sans gel, si vous êtes préoccupé par les semis spontanés, vous pouvez prendre deux mesures simples :
- Appliquez une couche de 5 à 7 cm de paillis de copeaux de bois ou de paille autour de la base de la plante. Cela empêchera la plupart des graines tombées de germer.
- Récoltez les fleurs ou les baies pour en faire du colorant avant qu’elles ne puissent tomber et germer.
3. Gérer les semis spontanés
a. Identifier et retirer les jeunes plants
Dans les climats plus chauds, vous pourriez trouver de nouveaux plants avec leurs feuilles caractéristiques en forme de cœur apparaissant dans votre jardin. Ces semis spontanés sont faciles à identifier et à gérer. Ils s’arrachent facilement d’un sol humide.
b. Utiliser la croissance excédentaire
Considérez les semis spontanés non pas comme des mauvaises herbes, mais comme un bonus.
- Repiquez-les : Déterrez-les délicatement et déplacez-les vers un nouvel endroit ou mettez-les en pot pour les partager avec vos amis, votre famille et vos voisins.
- Mangez-les : Les minuscules plants sont tendres et peuvent être récoltés comme de délicieuses micropousses riches en nutriments pour les salades.
- Compostez-les : Si vous en avez vraiment trop, ajoutez-les à votre tas de compost, où ils se décomposeront et enrichiront votre futur sol.
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