Guide du jardinier : Tout savoir sur les pesticides à base de cuivre
Le cuivre est l'un des outils les plus anciens et les plus fiables de l'horticulture. Son utilisation comme produit de protection des plantes n'est pas une
Le cuivre est l’un des outils les plus anciens et les plus fiables de l’horticulture. Son utilisation comme produit de protection des plantes n’est pas une invention moderne, mais une pratique affinée au fil des siècles, des anciens vignobles de France jusqu’aux fermes biologiques les plus productives d’aujourd’hui. La valeur durable du cuivre provient de son double rôle puissant, à la fois fongicide (luttant contre les maladies fongiques) et bactéricide (luttant contre les maladies bactériennes).
Son efficacité repose sur un mécanisme simple et puissant : les ions de cuivre perturbent les processus vitaux des pathogènes, les empêchant d’infecter les plantes. Cela fait des produits à base de cuivre un élément essentiel de la gestion de la santé des plantes pour presque tous les types de jardiniers. La clé pour l’utiliser avec succès et de manière responsable est de comprendre quel produit choisir, quand l’appliquer et pourquoi il fonctionne. Ce guide est conçu pour vous apporter cette compréhension, vous donnant les connaissances nécessaires pour utiliser le cuivre efficacement, protéger vos plantes et préserver la santé de votre jardin sur le long terme.
Ce n’est pas un remède miracle, mais un protecteur. Sa principale force réside dans la prévention des maladies avant qu’elles ne s’installent, en formant un bouclier microscopique sur les feuilles et les tiges. Comprendre ce principe est la première étape pour maîtriser son utilisation.
I. Comprendre et choisir les produits à base de cuivre
1. Types de composés de cuivre pour le jardinage
a. Formes courantes de cuivre dans les produits
En parcourant les rayons d’une jardinerie, vous constaterez que le « cuivre » se présente sous plusieurs formes chimiques. Chacune a des caractéristiques distinctes, et choisir la bonne dépend de vos besoins spécifiques.
- Sulfate de cuivre : Souvent vendu sous forme de cristaux bleus (pierre bleue), c’est une forme de cuivre puissante et historiquement importante. Sa grande solubilité signifie qu’il libère rapidement les ions de cuivre, offrant un effet puissant et rapide. Cependant, cette même propriété le rend plus susceptible de provoquer une phytotoxicité — des dommages aux plantes, se manifestant par des taches ou des brûlures sur les feuilles — s’il est mal mélangé ou appliqué. C’est la base de la classique bouillie bordelaise.
- Hydroxyde de cuivre : Un « cuivre fixé » largement utilisé, ce qui signifie qu’il est beaucoup moins soluble dans l’eau. Cette formulation offre une libération plus lente et plus durable des ions de cuivre. Cela le rend nettement plus sûr pour un plus grand éventail de plantes et en fait un choix courant dans les fongicides liquides modernes prêts à l’emploi.
- Oxychlorure de cuivre : Un autre type de cuivre fixé qui offre une excellente persistance sur la surface des feuilles. Il adhère bien au feuillage, fournissant une barrière protectrice durable qui est moins facilement délavée par la pluie que le sulfate de cuivre, ce qui en fait un choix fiable pour les saisons à forte pression de maladies.
- Bouillie bordelaise : Ce n’est pas un produit que l’on achète, mais une recette que l’on prépare en combinant du sulfate de cuivre avec de la chaux éteinte. Le rôle de la chaux est crucial : elle neutralise l’acidité du sulfate de cuivre, réduisant considérablement le risque de phytotoxicité tout en améliorant l’adhérence de la solution sur les feuilles. Elle crée une couche bleu-vert distinctive qui est très efficace contre de nombreuses maladies fongiques et bactériennes.
Comprendre ces formes vous permet d’aller au-delà des noms de marque et de sélectionner un produit en fonction de son ingrédient actif et de ses propriétés, en adaptant sa puissance et son profil de sécurité à vos plantes et à la maladie que vous visez à prévenir.
b. Formulations de produits disponibles
Ces composés de cuivre sont conditionnés sous différentes formes physiques pour l’application.
- Poudres mouillables (PM) : Ce sont des poudres fines et sèches que vous mélangez à de l’eau pour créer une suspension à pulvériser. Elles nécessitent une agitation continue dans la cuve du pulvérisateur pour empêcher les particules de se déposer. Bien que très efficaces et souvent économiques, elles demandent une mesure et une manipulation prudentes pour éviter d’inhaler la poussière.
- Liquides concentrés / Suspensions concentrées (SC) : Ces formulations contiennent des particules de cuivre finement broyées déjà en suspension dans un liquide. Elles sont faciles à mesurer et à mélanger avec de l’eau, ce qui en fait un choix pratique et populaire pour les jardiniers amateurs. Elles restent généralement bien en suspension dans un pulvérisateur avec une agitation minimale.
- Prêts à l’emploi (PAE) : Ce sont des produits liquides pré-dilués vendus dans leur propre flacon pulvérisateur. Bien qu’ils offrent une commodité maximale pour traiter ponctuellement quelques petites plantes, ils constituent l’option la moins économique pour traiter de plus grandes surfaces ou plusieurs plantes.
Pour la plupart des jardiniers, les concentrés liquides offrent le meilleur équilibre entre facilité d’utilisation, efficacité et économie. Quelle que soit la formulation, l’objectif est de créer une fine brume capable de couvrir entièrement les surfaces de la plante.
2. Comment le cuivre combat les maladies des plantes
a. Le mode d’action contre les pathogènes
Le cuivre agit comme un protecteur de contact. Lorsqu’il est pulvérisé sur une plante, il forme un film protecteur microscopique sur les feuilles, les tiges et les fruits. Quand une spore de champignon ou une cellule bactérienne se pose sur cette surface traitée en présence d’humidité, le film de cuivre libère lentement des ions de cuivre (Cu2+). Ces ions sont absorbés par le pathogène, où ils commencent immédiatement à perturber des fonctions cellulaires vitales. Ils se lient aux enzymes, dénaturent les protéines et endommagent les membranes cellulaires, empêchant ainsi le pathogène de germer ou de se multiplier.
C’est pourquoi le cuivre est un excellent outil à large spectre — son mode d’action est fondamental et affecte un large éventail de champignons et de bactéries. Il prévient l’infection avant même qu’elle ne puisse s’installer. En tant que fongicide, il empêche les spores de germer, prévenant des maladies comme le mildiou et l’anthracnose. En tant que bactéricide, il tue les cellules bactériennes au contact, ce qui est essentiel pour gérer des maladies comme la tache bactérienne et le feu bactérien.
b. Applications préventives vs. curatives
C’est le concept le plus essentiel qu’un jardinier doit maîtriser : Le cuivre est un bouclier, pas une épée. Sa principale valeur réside dans la prévention, non dans la guérison.
Appliquer du cuivre sur des tissus végétaux sains établit cette barrière protectrice, prête à neutraliser les pathogènes dès leur arrivée. C’est pourquoi le moment de l’application est crucial. Il doit être appliqué avant qu’une spore fongique ne germe ou que les populations bactériennes n’explosent. Une fois qu’un champignon a réussi à pénétrer le tissu foliaire et à s’y établir, la maladie est systémique, et la barrière protectrice de cuivre à la surface de la feuille ne peut pas faire grand-chose pour l’arrêter. Bien que le cuivre puisse aider à limiter la propagation d’une infection existante à de nouvelles feuilles, il ne peut pas guérir les tissus déjà infectés.
Par conséquent, intégrez le cuivre dans une stratégie proactive. Appliquez-le en prévision des conditions favorables aux maladies — généralement un temps frais et humide — plutôt qu’en réaction à l’apparition de taches sur les feuilles. Cette approche est plus efficace, utilise moins de produit au fil du temps et constitue la pierre angulaire d’une gestion responsable des maladies.
II. Application pratique du cuivre dans votre jardin
1. Maladies efficacement contrôlées par le cuivre
L’activité à large spectre du cuivre en fait un outil précieux contre de nombreuses maladies courantes du jardin. Une identification réussie est la première étape vers une gestion efficace.
- Maladies fongiques : - Oïdium et Mildiou : L’oïdium apparaît comme des taches blanches, semblables à du talc, sur la surface supérieure des feuilles, tandis que le mildiou provoque souvent des taches jaunâtres sur le dessus des feuilles et un duvet grisâtre au revers. Tous deux prospèrent dans des conditions d’humidité et de température spécifiques et peuvent rapidement réduire la vigueur d’une plante. - Brûlures (Alternariose et Mildiou) : Ce sont des maladies fongiques dévastatrices, en particulier sur les tomates et les pommes de terre. L’alternariose (*Alternaria solani*) provoque des lésions en « cible », tandis que le mildiou (*Phytophthora infestans*) cause de grandes taches d’aspect huileux et grisâtre qui peuvent détruire une culture en quelques jours. Le cuivre est un outil de premier plan pour la prévention du mildiou. - Anthracnose : Cette maladie affecte un large éventail de plantes, y compris les arbres, les arbustes et les légumes. Elle provoque généralement des taches sombres et déprimées sur les feuilles, les tiges ou les fruits. Sur les arbres d’ombrage comme le platane et le chêne, elle cause des zones mortes irrégulières sur les feuilles. - Cloques et Tavelures : La cloque du pêcher, causée par le champignon *Taphrina deformans*, entraîne des feuilles épaissies, boursouflées et déformées au printemps. La tavelure du pommier (*Venturia inaequalis*) provoque des taches vert olive à brunes sur les feuilles et les fruits. Les pulvérisations de cuivre en dormance sont essentielles pour prévenir ces maladies.
- Maladies bactériennes : - Tache bactérienne : Causée par diverses espèces de *Xanthomonas* ou *Pseudomonas*, elle se manifeste par de petites taches angulaires d’aspect humide sur les feuilles, qui virent souvent au brun foncé ou au noir. Les taches peuvent tomber, créant un effet de « criblure ». - Feu bactérien : Une maladie bactérienne très destructrice (*Erwinia amylovora*) affectant les plantes de la famille des rosacées, comme les pommiers, les poiriers et les pyracanthas. Les extrémités des pousses infectées se flétrissent et noircissent, formant une « crosse de berger » caractéristique, comme si elles avaient été brûlées par le feu. Les pulvérisations de cuivre pendant la floraison peuvent aider à prévenir l’infection.
- Tache algale : Dans les climats très humides, une algue parasite (*Cephaleuros virescens*) peut provoquer des taches gris-vert, légèrement en relief, sur les feuilles de plantes comme les magnolias et les camélias. Le cuivre est efficace pour contrôler ce problème.

### 2. Plantes qui bénéficient couramment du cuivre
Un large éventail de plantes de jardin est sensible aux maladies que le cuivre peut prévenir efficacement. Un traitement proactif est une pratique standard pour de nombreuses cultures.
- Fruitiers : Le cuivre est une pierre angulaire de la gestion des maladies dans les vergers familiaux. Les pommiers et les poiriers bénéficient d’applications contre le feu bactérien et la tavelure. Les fruits à noyau comme les pêchers, pruniers et cerisiers sont traités pendant leur dormance pour prévenir la cloque du pêcher et le chancre bactérien. La vigne et les ronces (framboisiers, mûriers) sont protégées du mildiou et de l’anthracnose.
- Légumes : Le potager est un lieu privilégié pour l’utilisation du cuivre. Les tomates et les pommes de terre en dépendent pour la prévention du mildiou et de l’alternariose. Les cucurbitacées — concombres, courges et melons — sont protégées du mildiou, de l’oïdium et de la tache angulaire. Les haricots peuvent être protégés des graisses bactériennes.
- Plantes ornementales : De nombreuses plantes paysagères peuvent être maintenues en bonne santé avec des pulvérisations de cuivre opportunes. Les rosiers sont protégés de la maladie des taches noires et de l’oïdium. Les lilas, cornouillers et hortensias bénéficient de traitements pour prévenir diverses maladies des taches foliaires et les mildious.
- Arbres et arbustes : Au-delà des plantes ornementales spécifiques, le cuivre est utilisé sur une variété de plantes ligneuses. Il peut aider à gérer l’anthracnose sur les arbres d’ombrage comme les sycomores et les chênes, et à prévenir les maladies chancreuses sur de nombreux arbres fruitiers et ornementaux lorsqu’il est appliqué sur les coupes de taille ou pendant la saison de dormance.
Vérifiez toujours l’étiquette du produit pour les précautions spécifiques à chaque plante. Certaines plantes peuvent être sensibles au cuivre, surtout lorsqu’elles sont jeunes ou stressées. En cas de doute, testez d’abord la pulvérisation sur une petite zone peu visible.
3. Méthodes d’application des produits à base de cuivre
Une application correcte est tout aussi importante que le choix du produit et le moment de l’application. L’objectif est toujours une couverture complète et uniforme.
- Pulvérisations foliaires : C’est la méthode la plus courante et la plus efficace. La solution de cuivre est pulvérisée directement sur les feuilles de la plante. La clé est d’obtenir une couverture complète, y compris le revers des feuilles où de nombreux pathogènes se cachent et infectent. Pulvérisez jusqu’à ce que le liquide commence tout juste à goutter du bout des feuilles ; un ruissellement excessif est un gaspillage et augmente la charge de cuivre dans le sol.
- Traitements d’hiver (en dormance) : Il s’agit d’un type spécifique de pulvérisation foliaire appliquée aux arbres et arbustes à feuilles caduques après qu’ils ont perdu leurs feuilles en automne ou avant le débourrement au printemps. Cette application à plus forte concentration est très efficace pour contrôler les spores de maladies hivernantes (comme la cloque du pêcher et la tavelure du pommier) sur l’écorce et dans les écailles des bourgeons, avec un risque minimal de phytotoxicité pour la plante en dormance.
- Arrosage au pied (traitement du sol) : Cette méthode consiste à verser une solution de cuivre diluée sur le sol à la base d’une plante. Elle est utilisée beaucoup moins fréquemment et uniquement pour des pathogènes spécifiques du sol qui provoquent la « fonte des semis ». Cette méthode doit être utilisée avec une extrême prudence, car elle contribue directement à l’accumulation de cuivre dans le sol. Pour la plupart des problèmes, les méthodes culturales sont un meilleur premier choix que les traitements du sol.

Le conseil du pro : Bonnes pratiques pour une pulvérisation efficace
- Utilisez un bon pulvérisateur : Un pulvérisateur à pression qui produit une brume fine et constante est supérieur à un simple pistolet. Une brume fine recouvre les feuilles plus uniformément que de grosses gouttelettes.
- Pulvérisez au bon moment de la journée : Appliquez les traitements tôt le matin, lorsque le vent est calme et les températures sont fraîches. Cela minimise la dérive du produit et permet au feuillage de sécher avant que le soleil intense ne puisse provoquer de brûlures. Évitez les applications du soir, qui peuvent laisser le feuillage humide toute la nuit, favorisant potentiellement les maladies que vous essayez de prévenir.
- Ajoutez un agent mouillant : Envisagez d’ajouter un surfactant ou « agent mouillant » (beaucoup sont certifiés pour l’agriculture biologique) à votre cuve. C’est un produit qui aide la solution de cuivre à briser la tension de surface, à se répartir plus uniformément sur la surface cireuse des feuilles et à mieux adhérer malgré la pluie.
- La sécurité avant tout : Même si le cuivre est un produit autorisé en agriculture biologique, portez toujours un équipement de protection individuelle (EPI) approprié, y compris des gants, des lunettes de sécurité et des manches longues, lors du mélange et de la pulvérisation.
### 4. Planifier vos applications de cuivre pour de meilleurs résultats
Le succès avec le cuivre dépend d’une application au bon moment.
- Surveillez la météo : Le moment le plus critique pour avoir une couche protectrice de cuivre sur vos plantes est juste avant une période de pluie ou de forte humidité. Les spores de maladies ont besoin d’eau pour germer et infecter. Consultez les prévisions et appliquez le cuivre 24 heures avant un épisode de pluie annoncé.
- Protégez les nouvelles pousses : N’oubliez pas que le cuivre ne protège que les tissus qu’il touche. À mesure que les plantes poussent rapidement, elles produisent de nouvelles feuilles non protégées. Pendant les périodes de croissance active et de forte pression de maladies, vous devrez peut-être réappliquer tous les 7 à 10 jours pour couvrir ce nouveau feuillage.
- Suivez le cycle de vie de la plante : Le calendrier est souvent lié à des stades spécifiques de la plante. Un traitement d’hiver sur un pêcher à la fin de l’hiver est essentiel. Une application sur les pommiers au stade « pointe verte » aide à prévenir la tavelure. Pour les tomates, des applications régulières devraient commencer dès leur plantation si le mildiou est courant dans votre région.
- N’appliquez pas à l’excès : Plus ne veut pas dire mieux. Respectez scrupuleusement les doses et les fréquences d’application indiquées sur l’étiquette du produit. Une utilisation excessive augmente le risque de phytotoxicité et contribue à une accumulation inutile de cuivre dans votre sol. Une utilisation responsable est une utilisation efficace.
IV. Considérations environnementales et sur la santé du sol pour l’utilisation du cuivre
1. Comprendre l’impact du cuivre sur la santé du sol
Le cuivre est un métal lourd et un élément persistant, ce qui signifie qu’il ne se dégrade pas dans le sol. Bien qu’il soit un micronutriment essentiel pour les plantes en très petites quantités, il peut devenir toxique lorsqu’il s’accumule. Une utilisation responsable nécessite de gérer son impact à long terme.
- Accumulation de cuivre dans le sol : À chaque pulvérisation, une petite quantité de cuivre s’égoutte sur le sol en dessous. Au fil des années d’utilisation répétée, sa concentration peut atteindre des niveaux nocifs pour l’écosystème du sol.
- Impact sur la vie du sol : Des niveaux élevés de cuivre sont toxiques pour les organismes bénéfiques du sol. Cela inclut les vers de terre, essentiels à l’aération et à la structure du sol, ainsi que les microbes indispensables comme les champignons mycorhiziens, qui aident les plantes à absorber l’eau et les nutriments. Endommager ces populations peut réduire la fertilité et la résilience à long terme de votre jardin.
- Risque de phytotoxicité : À mesure que les niveaux de cuivre dans le sol augmentent, ils peuvent atteindre un point où ils deviennent toxiques pour les plantes. Les racines peuvent être endommagées, entraînant un retard de croissance, des carences en nutriments (en particulier en fer) et une mauvaise santé générale de la plante — l’exact opposé de ce que vous essayez d’accomplir.

Pour atténuer ces risques et pratiquer une horticulture durable :
- Utilisez le cuivre comme un outil, pas une béquille : Mettez d’abord l’accent sur les méthodes culturales. Assurez une bonne circulation de l’air par un espacement et une taille appropriés, arrosez au niveau du sol pour garder le feuillage sec, et retirez et détruisez le matériel végétal malade. N’utilisez le cuivre que lorsque c’est nécessaire.
- Enrichissez le sol avec de la matière organique : Amender régulièrement votre sol avec du compost est l’une des meilleures choses que vous puissiez faire. La matière organique aide à lier les ions de cuivre libres, les rendant moins disponibles et moins toxiques pour les plantes et la vie du sol.
- Alternez les produits : Si vous pulvérisez régulièrement, alternez le cuivre avec d’autres fongicides ayant des modes d’action différents. Cela peut inclure le soufre, les huiles horticoles ou les fongicides biologiques (produits contenant des bactéries ou des champignons bénéfiques comme *Bacillus subtilis*).
2. Considérer le devenir et les effets environnementaux du cuivre
Au-delà de vos plates-bandes, le cuivre a le potentiel de se déplacer dans l’environnement plus large.
- Ruissellement vers les cours d’eau : La principale préoccupation environnementale est le ruissellement. Le cuivre qui est lavé des plantes et du sol par de fortes pluies ou l’irrigation peut entrer dans les égouts pluviaux et finalement atteindre les étangs, les ruisseaux et les lacs. Le cuivre est très toxique pour la vie aquatique, y compris les poissons, les invertébrés et les algues.
- L’application ciblée est la clé : La meilleure façon d’éviter le ruissellement est de garder le produit sur la plante. Évitez de pulvériser lorsque la pluie est imminente. Utilisez une pulvérisation dirigée pour n’atteindre que les plantes cibles, et non le sol environnant. Pour les petits travaux, un pulvérisateur à main est plus précis qu’un pulvérisateur à large diffusion.
Utiliser le cuivre judicieusement signifie penser comme un chirurgien horticole — appliquer la bonne quantité au bon endroit au bon moment — plutôt que d’adopter une approche généralisée. Cela protège vos plantes tout en protégeant le sol et l’eau qui les soutiennent.
V. Foire aux questions (FAQ)
Le cuivre est-il sûr pour une utilisation dans un jardin biologique ? Oui, la plupart des formulations à base de cuivre sont autorisées en agriculture biologique certifiée car le cuivre est un minéral naturel. Cependant, « biologique » ne signifie pas qu’il peut être utilisé sans précaution. Les normes biologiques réglementent strictement son utilisation pour éviter l’accumulation dans le sol. Choisissez toujours un produit portant la mention « Utilisable en Agriculture Biologique » (UAB) et utilisez-le judicieusement dans le cadre d’un plan de lutte intégrée plus large.
Quel est le meilleur moment pour appliquer des fongicides à base de cuivre ? Appliquez de manière préventive, avant l’apparition de la maladie. Le moment idéal de la journée est tôt le matin, lorsque le vent est calme et que les températures sont inférieures à 29°C (85°F). Cela permet au produit de sécher sur le feuillage avant que le soleil ne devienne intense, réduisant ainsi le risque de brûlure des feuilles. La meilleure période de l’année est juste avant ou pendant les périodes de temps humide et pluvieux qui favorisent les maladies.
Puis-je mélanger les fongicides à base de cuivre avec d’autres produits de jardin ? Il est fortement déconseillé de mélanger le cuivre avec d’autres produits comme des insecticides ou des engrais liquides, à moins que les étiquettes des deux produits n’indiquent explicitement qu’ils sont compatibles. Le mélange peut provoquer des réactions chimiques qui rendent les produits inefficaces ou, pire, créent une combinaison toxique pour vos plantes. Cela est souvent dû à des changements de pH de la solution de pulvérisation.
Le cuivre va-t-il tacher mes plantes ou les surfaces ? Oui, les pulvérisations de cuivre, en particulier la bouillie bordelaise ou celles contenant de l’hydroxyde de cuivre, laisseront un résidu visible bleu-vert ou blanchâtre sur les feuilles et toute autre surface qu’elles touchent (clôtures, murs, pavés). Ce résidu est le film protecteur en action. Il n’est pas nocif pour la plante mais peut être une préoccupation esthétique. Évitez de pulvériser près de surfaces que vous ne souhaitez pas tacher.
À quelle fréquence dois-je réappliquer un fongicide à base de cuivre ? Cela dépend de trois facteurs : la persistance du produit, les précipitations et le taux de croissance de la plante. Une directive générale pendant les périodes de forte pression est tous les 7 à 14 jours. Vous devez réappliquer après un épisode de pluie significatif (par exemple, plus de 15 mm) car il lavera la barrière protectrice. Vous devez également réappliquer pour protéger le nouveau feuillage en croissance. Suivez toujours l’intervalle spécifique indiqué sur l’étiquette du produit.
Y a-t-il des plantes sensibles au cuivre ? Oui. Bien que de nombreuses plantes soient tolérantes, certaines sont connues pour être sensibles au cuivre, en particulier dans certaines conditions (par exemple, forte chaleur ou lorsque la plante est très jeune). Certaines variétés de fruits à noyau, de cucurbitacées et de tomates peuvent montrer des signes de phytotoxicité si le cuivre est appliqué à une dose trop élevée ou par temps chaud. Si vous n’êtes pas sûr, testez la pulvérisation sur une petite zone de la plante et attendez 48 heures pour vérifier les dommages avant de pulvériser toute la plante.
Le cuivre peut-il tuer les insectes utiles ? Le mode d’action principal du cuivre est contre les champignons et les bactéries. Il est généralement considéré comme ayant une faible toxicité pour les insectes, y compris les pollinisateurs comme les abeilles, une fois que la pulvérisation a séché. Cependant, une pulvérisation directe et humide peut nuire aux auxiliaires à corps mou. Pour minimiser les risques, pulvérisez tôt le matin ou tard le soir, lorsque les abeilles ne sont pas en pleine activité de butinage.
Que dois-je faire si j’ai accidentellement surdosé le cuivre ?
- Symptôme : Vous pourriez voir un jaunissement des feuilles (chlorose), des taches noires ou brunes, des brûlures foliaires ou un retard de croissance.
- Action immédiate : Cessez toutes les applications de cuivre. Si vous venez de pulvériser, vous pouvez essayer de rincer doucement le feuillage à l’eau claire pour enlever une partie du résidu excédentaire. Assurez-vous que la plante ne souffre pas de stress hydrique.
- Solution à long terme : Concentrez-vous sur l’amélioration de la santé du sol. Apportez en surface une couche épaisse de compost de haute qualité sur la zone affectée. La matière organique aidera à lier l’excès de cuivre dans le sol, le rendant moins disponible pour les racines de la plante. Une analyse de sol peut confirmer le niveau d’accumulation.
Où dois-je stocker les produits de jardinage à base de cuivre ? Stockez tous les produits de jardin dans leur contenant d’origine, clairement étiqueté, dans une armoire fermée à clé ou sur une étagère en hauteur, dans un endroit frais, sec et bien ventilé comme un garage ou un abri de jardin. Assurez-vous qu’ils sont tenus à l’écart des enfants, des animaux domestiques, de la nourriture et des aliments pour animaux. Ne les stockez jamais à l’intérieur de votre maison.
Le cuivre est-il considéré comme un pesticide ? Oui. Un pesticide est toute substance utilisée pour prévenir, détruire ou repousser un nuisible. Dans ce contexte, les « nuisibles » sont les champignons et les bactéries pathogènes. Par conséquent, les produits à base de cuivre utilisés pour le contrôle des maladies sont classés comme des pesticides — plus précisément, des fongicides et des bactéricides.
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