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Comment Cultiver le Lolot dans Votre Jardin

Le Lolot (Piper sarmentosum) est une liane vivace à feuillage persistant et à croissance rapide de la famille du poivrier, les Pipéracées. Cette famille nous

Distinguer le Lolot (Bétel sauvage) et le Bétel

Il est crucial de distinguer le Lolot (Piper sarmentosum) de son parent plus célèbre, le Bétel (Piper betle), car leurs usages et leurs habitudes de croissance diffèrent. Le P. sarmentosum a des feuilles plus fines, plus brillantes, en forme de cœur, et une saveur poivrée plus douce, adaptée à la cuisine et aux salades. Le P. betle a des feuilles plus grandes, plus épaisses, à la texture plus mate, avec une saveur beaucoup plus forte et piquante, et est principalement utilisé pour envelopper les chiques de noix d’arec. Pour un jardinage culinaire, c’est le Piper sarmentosum qui est l’espèce recherchée. Confirmez toujours le nom scientifique lors de l’achat de plantes.

I. Comprendre le Lolot

1. Contexte Botanique

Le Lolot (Piper sarmentosum) est une liane vivace à feuillage persistant et à croissance rapide de la famille du poivrier, les Pipéracées. Cette famille nous donne également le poivre noir (Piper nigrum) et le kava (Piper methysticum). Originaire des sous-bois chauds et humides d’Asie du Sud-Est, son habitat naturel influence tous les aspects de sa culture. Il se propage via des stolons, qui sont des tiges horizontales qui s’enracinent là où elles touchent le sol, formant rapidement un couvre-sol dense et luxuriant.

Ses feuilles sont brillantes, en forme de cœur, et attachées à des tiges fines et flexibles. La plante produit de petits épis de fleurs dressés (inflorescences) qui sont intéressants mais pas spectaculaires. Comprendre son identité en tant que plante de sous-bois tropicale et aimant l’ombre est la clé pour lui fournir les bons soins.

SpécificationDescription
Nom ScientifiquePiper sarmentosum
Noms CommunsLolot, Bétel sauvage, Chaphlu (Thaïlande), Kadok (Malaisie)
FamillePipéracées (Famille du Poivrier)
Aire d’OrigineAsie du Sud-Est
Type de PlanteLiane vivace persistante ou couvre-sol rampant
Forme des FeuillesBrillantes, en forme de cœur (cordées)
Taille des FeuillesGénéralement de 7 à 15 cm de long, 5 à 10 cm de large
TigeFine, grimpante, produit des racines adventives aux nœuds
FleurFleurs blanches minuscules sur un épi cylindrique dressé
FruitDrupes minuscules intégrées dans l’épi charnu ; rarement observées en culture
Conditions de CultureLumière vive et indirecte ou mi-ombre ; sol constamment humide et bien drainé
RusticitéSensible au gel ; vivace fiable en zones USDA 10-12 (climats sans gel). Peut être cultivée en pot ou comme annuelle ailleurs.
Usages CulinairesUtilisées fraîches comme enveloppes, dans les salades, les sautés et les currys
Usages MédicinauxTraditionnellement utilisé pour ses propriétés anti-inflammatoires et digestives
MultiplicationBoutures de tige (très fiable) ; division. La multiplication par semis n’est pas une méthode pratique pour les jardiniers amateurs.
Un tas de feuilles de Lolot (Piper sarmentosum) fraîches, brillantes et en forme de cœur dans un bol vert clair
Les feuilles brillantes en forme de cœur du Lolot (Piper sarmentosum) sont prisées pour leur saveur poivrée unique. Elles sont récoltées fraîches pour servir d’enveloppes comestibles dans des plats comme le Miang Kham thaïlandais ou le Bò lá lốt vietnamien.

### 2. Usages Culinaires et Médicinaux dans la Cuisine d’Asie du Sud-Est

Les feuilles sont prisées pour leur profil de saveur unique, poivré et légèrement amer, qui s’intensifie à la cuisson. Elles sont un ingrédient fondamental dans de nombreux plats régionaux. Un apéritif thaïlandais classique, le Miang Kham, utilise les feuilles fraîches comme des coupes pour un mélange de noix de coco grillée, de gingembre, de citron vert et d’autres ingrédients. Dans la cuisine vietnamienne, elles sont célèbrement utilisées pour envelopper du bœuf grillé (Bò lá lốt).

Historiquement, diverses parties de la plante ont été utilisées en médecine traditionnelle. Les principaux composés actifs sont des alcaloïdes et des flavonoïdes, qui contribueraient à ses propriétés anti-inflammatoires et digestives. Elle est couramment consommée en tisane ou appliquée en cataplasme. Cet usage traditionnel fait l’objet de recherches scientifiques continues.

3. Valeur Ornementale dans l’Aménagement Paysager et les Jardins Domestiques

Au-delà de la cuisine, *le Piper sarmentosum est un couvre-sol ornemental exceptionnel pour les jardins ombragés de style tropical*. Son port rampant est parfait pour couvrir le sol nu sous les arbres ou le long des allées ombragées où les pelouses peinent à pousser. Les feuilles brillantes en forme de cœur créent un tapis dense et verdoyant qui étouffe efficacement les mauvaises herbes.

Sa capacité à prospérer dans des conditions de faible luminosité en fait une plante précieuse pour égayer les coins sombres d’un jardin ou d’un patio. Dans les climats plus frais, il se comporte admirablement en pot comme un élément « retombant » luxuriant dans des plantations mixtes ou comme un spécimen solitaire qui peut être rentré à l’intérieur pour l’hiver.

Avertissement Crucial : Le Potentiel Invasif du Lolot

Avant de planter le Piper sarmentosum en pleine terre, il est impératif de comprendre sa capacité de croissance agressive et envahissante. Dans les climats favorables (c’est-à-dire sans gel, chauds et humides, comme les zones USDA 10 et supérieures), le mécanisme de survie principal de cette plante — une reproduction végétative prolifique par stolons (tiges rampantes) qui s’enracinent — peut la transformer d’un atout de jardin en un adversaire redoutable.

Le Défi du Contrôle et de l’Élimination :

Les stolons de la plante ramperont sur le sol, s’enracinant à chaque nœud touchant la terre. Cela lui permet de former rapidement une monoculture dense et impénétrable qui étouffera les vivaces moins vigoureuses, envahira les pelouses et s’échappera des massifs désignés. La véritable difficulté réside dans son élimination. En raison de sa capacité de régénération, tout petit morceau de tige ou de stolon laissé dans le sol après l’arrachage peut, et va, repousser. Éradiquer une colonie établie peut devenir une bataille de plusieurs saisons nécessitant un effort persistant et diligent.

Bonnes Pratiques de Culture pour le Confinement :

Pour éviter une future prise de contrôle de votre jardin, le confinement n’est pas une option, il est essentiel.

  • Culture en Pot (Fortement Recommandée) : La méthode la plus sûre, la plus responsable et la plus simple pour cultiver le Lolot est de le faire en pot. Cela annule complètement sa capacité à se propager et vous permet de profiter de ses avantages sans aucun risque pour votre jardin ou l’écosystème local.
  • Confinement Strict en Pleine Terre : Si vous devez le planter en pleine terre, vous devez installer une barrière anti-rhizomes solide et non perforée, enterrée à au moins 30-40 cm de profondeur sur tout le périmètre de la zone de plantation.
  • Plantation en Îlot : Une alternative consiste à le planter dans un massif « en îlot » complètement entouré d’un aménagement minéral (dallage, muret) ou d’une pelouse tondue fréquemment. Cela rend les stolons qui s’échappent très visibles et vous permet de les couper immédiatement avant qu’ils ne puissent s’établir.
Un jeune plant de Lolot aux feuilles vert clair poussant dans la terre du jardin contre une bordure en briques rouges
Une plantation « en îlot », où le massif est entouré d’un aménagement minéral comme cette bordure en briques, est une stratégie efficace pour gérer la propagation agressive du Lolot.

Ne sous-estimez pas la vigueur de cette plante. Ce qui commence comme un beau couvre-sol peut devenir un regret important s’il est planté sans ces précautions strictes.

## II. Préparer l’Environnement de Culture Idéal

1. Exigences en Matière de Climat et d’Emplacement

Le succès avec le Lolot vient de l’imitation de son environnement natal : le sous-bois d’une forêt tropicale. Cela signifie qu’il nécessite une lumière vive et indirecte ou une mi-ombre. Un emplacement qui reçoit le soleil du matin et l’ombre de l’après-midi est parfait. Évitez le soleil direct et intense de la mi-journée, qui brûlerait les feuilles, les faisant jaunir et se dessécher.

La plage de température idéale est de 18°C à 35°C avec une humidité ambiante élevée. La plante est sensible au gel et sera endommagée ou tuée par des températures approchant 0°C. Dans les climats aux hivers froids, elle doit être cultivée en pot pouvant être rentré à l’intérieur ou traitée comme une annuelle. À l’intérieur, placez-la près d’une fenêtre lumineuse mais à l’abri du soleil direct, ou complétez avec une lampe horticole.

2. Préparation du Sol et Drainage

Cette plante exige un sol qui est à la fois humifère (retenant l’humidité) et exceptionnellement bien drainant. Un sol gorgé d’eau est le moyen le plus rapide de tuer le Lolot, car cela conduit à la pourriture des racines (une condition où les racines meurent par manque d’oxygène). Le sol idéal a une texture riche et friable.

  • Pour la plantation en pleine terre : Amendez généreusement les sols argileux lourds ou sableux avec du compost bien décomposé, du terreau de feuilles ou du fumier mûr. Cela améliore à la fois la structure du sol et sa teneur en nutriments. Si votre sol est particulièrement dense, envisagez de créer un massif surélevé pour garantir un drainage supérieur.
  • Pour les pots : Utilisez un terreau de haute qualité et amendez-le avec environ 20-30% de perlite ou de petits morceaux d’écorce pour orchidées. Cela crée des poches d’air dans le sol, assurant que l’oxygène peut atteindre les racines même lorsque le sol est humide.

N’utilisez pas de terre de jardin dans les pots, car elle se compacte facilement et draine mal.

3. Choisir les Bons Contenants ou l’Espace en Pleine Terre

En pleine terre, donnez au Lolot de l’espace pour s’étendre. Ses stolons coloniseront rapidement une zone, ce qui en fait un excellent couvre-sol. Si vous souhaitez le contenir, installez une barrière anti-rhizomes ou prévoyez de tailler régulièrement les stolons.

Pour la culture en pot, choisissez un pot plus large que profond pour accommoder sa nature rampante. Un pot de 30 cm de large est une bonne taille pour commencer.

  • Matériau : Les pots en terre cuite sont excellents car ils sont poreux et permettent au sol de respirer, réduisant le risque d’engorgement. Cependant, ils sèchent aussi plus vite. Les pots en plastique ou en céramique vernissée retiennent l’humidité plus longtemps, ce qui peut être bénéfique dans les climats secs, mais nécessite un arrosage plus prudent.
  • Le drainage n’est pas négociable : Assurez-vous que le contenant a au moins un grand trou de drainage, de préférence plus. Ne placez pas de couche de gravier au fond ; c’est un mythe qui en réalité crée une zone de saturation en eau à la base du pot, ce qui aggrave le drainage. Utilisez simplement un bon terreau et assurez-vous que le trou n’est pas obstrué.

III. Multiplier et Planter le Lolot

C’est là que de nombreux nouveaux cultivateurs se trompent. Le Lolot est l’une des plantes les plus faciles à multiplier, mais seulement si vous utilisez la bonne méthode.

1. Partir de Graines ou de Boutures

Partir de Graines : Un Projet Éducatif, Pas une Méthode Pratique

Bien que la plante produise des fleurs et parfois des fruits, trouver des graines viables de Piper sarmentosum est extrêmement difficile. La germination est souvent irrégulière et lente. Plus important encore, cette méthode est inutile car la multiplication par boutures est presque infaillible et exponentiellement plus rapide. Tenter de cultiver à partir de graines doit être considéré comme une expérience botanique amusante plutôt qu’un moyen fiable d’obtenir une plante.

Boutures de Tiges : La Méthode de Référence

C’est la méthode garantie pour réussir. Le Lolot a une capacité remarquable à produire des racines (appelées racines adventives) à partir des nœuds le long de ses tiges. Un nœud est le petit point légèrement renflé sur la tige d’où émerge une feuille.

  • Sélectionnez une bouture : Coupez une tige saine et vigoureuse de 10-15 cm de long. Assurez-vous qu’elle a au moins 3-4 nœuds.
  • Préparez la bouture : Retirez soigneusement les feuilles des deux nœuds inférieurs. Laisser une ou deux feuilles en haut est suffisant ; cela réduit la perte d’eau tout en permettant la photosynthèse.
  • Enracinement dans l’eau (Facile) : Placez la bouture dans un verre d’eau, en veillant à ce que les nœuds effeuillés soient immergés. Placez dans un endroit lumineux et chaud, à l’abri du soleil direct. Vous devriez voir des racines blanches émerger des nœuds en 1-2 semaines. Une fois que les racines mesurent quelques centimètres de long, plantez-la en terre.
  • Enracinement en terre (Direct) : Insérez la bouture préparée directement dans un pot de terreau humide et bien drainant. Enterrez les nœuds effeuillés à environ 2-3 cm de profondeur. Gardez le sol constamment humide mais pas détrempé. La bouture s’enracinera et commencera à montrer une nouvelle croissance en 2-4 semaines. Cette méthode évite le choc de la transition de l’eau au sol.

2. Techniques de Plantation et Considérations sur l’Espacement

Plantez vos boutures enracinées à la même profondeur qu’elles se trouvaient dans leur pot de multiplication.

  • Espacement en pleine terre : Si vous plantez comme couvre-sol, espacez les plants individuels d’environ 30-45 cm. Ils combleront les espaces en une seule saison de croissance dans les climats chauds.
  • Plantation en pot : Vous pouvez planter 3 à 5 boutures enracinées dans un seul pot de 30 cm pour créer une plante pleine et luxuriante dès le départ.

Arrosez abondamment après la plantation pour tasser la terre autour des racines.

Le Coin du Mentor : Gérer la Croissance Agressive

Dans les climats tropicaux ou subtropicaux idéaux (Zones USDA 10+), la vigueur du Lolot peut être une arme à double tranchant. Sa capacité à se propager en fait un couvre-sol fantastique, mais il peut aussi devenir envahissant, envoyant des stolons dans les pelouses ou d’autres massifs. Soyez prêt à gérer sa propagation en taillant les bords avec une bêche ou des cisailles plusieurs fois par an. Si cela vous préoccupe, le cultiver en pot est un bien meilleur choix.

### 3. Fournir un Support pour la Croissance Grimpante

Bien que son port principal soit celui d’un couvre-sol rampant, le Lolot grimpera si on lui en donne l’occasion. Si vous voulez encourager la croissance verticale :

  • Fournissez une structure : Un tuteur en sphaigne, un petit treillis ou le tronc d’un arbre peuvent servir de support.
  • Guidage en douceur : La plante n’a pas de vrilles solides, vous devrez donc peut-être attacher lâchement les tiges au support avec des liens souples pour plantes ou de la ficelle de jute pour la faire démarrer. Une fois établie, elle s’accrochera plus facilement.

Palisser la plante vers le haut peut améliorer la circulation de l’air et faciliter la récolte, surtout dans les plantations denses.

IV. Entretenir Vos Plants de Lolot

1. Besoins en Arrosage et Humidité

Le principe directeur est « constamment humide, jamais détrempé. » Vérifiez le sol en insérant votre doigt à 2-3 cm de profondeur. S’il semble sec à cette profondeur, il est temps d’arroser. Arrosez abondamment jusqu’à ce que l’eau s’écoule par les trous de drainage, puis jetez l’excès d’eau de la soucoupe. Ne laissez pas le pot tremper dans l’eau.

Le Lolot aime une humidité élevée. Dans les climats secs ou à l’intérieur en hiver, vous pouvez augmenter l’humidité en :

  • Le groupant avec d’autres plantes.
  • Plaçant le pot sur un plateau de billes d’argile rempli d’eau (assurez-vous que le fond du pot n’est pas immergé).
  • Utilisant un humidificateur d’air.

Vaporiser les feuilles offre un coup de pouce temporaire mais est moins efficace que d’augmenter l’humidité ambiante globale.

2. Fertilisation pour une Croissance Optimale

Cette plante est modérément gourmande. Une surfertilisation peut conduire à une croissance faible et étiolée et diminuer la saveur des feuilles.

  • Méthode : Utilisez un engrais liquide équilibré (comme un extrait d’algues ou une émulsion de poisson) dilué à la moitié de la concentration recommandée. Appliquez toutes les 4-6 semaines pendant la saison de croissance active (printemps et été).
  • Alternative : Un surfaçage avec du compost ou du lombricompost appliqué à la surface du sol 2-3 fois par an fournit une libération lente et douce de nutriments.

Réduisez ou arrêtez la fertilisation en automne et en hiver lorsque la croissance ralentit naturellement.

3. Techniques de Taille et de Palissage

La taille n’est pas seulement pour l’entretien ; elle sert à stimuler la croissance que vous souhaitez.

  • Pour encourager la ramification : Pincez ou coupez régulièrement les extrémités des lianes. Cela brise la dominance apicale de la plante (sa tendance à pousser par l’extrémité) et la force à produire de nouvelles pousses latérales, ce qui donne une plante plus dense et plus fournie.
  • Pour la santé de la plante : À tout moment, retirez les feuilles et les tiges jaunissantes, mortes ou endommagées. Cela améliore la circulation de l’air et dirige l’énergie de la plante vers une croissance saine.
  • Récolter, c’est tailler : La récolte régulière des feuilles est la meilleure forme de taille. En coupant sélectivement des tiges pour la cuisine, vous encouragez constamment une nouvelle croissance tendre.

Si la plante devient trop étiolée ou envahissante, vous pouvez effectuer une taille sévère, en coupant les tiges jusqu’à la moitié. Elle répondra par une vague de nouvelle croissance.

V. Récolter et Utiliser les Feuilles de Lolot

1. Savoir Quand Récolter pour un Maximum de Saveur et d’Arôme

Récoltez les feuilles de taille moyenne à grande, entièrement déployées, et d’une couleur vert foncé et vibrante. Les jeunes petites feuilles auront une saveur moins développée, tandis que les vieilles feuilles dures peuvent être amères. Le meilleur moment pour récolter est le matin, lorsque les feuilles sont entièrement hydratées (pression de turgescence élevée) et que leur concentration en huiles essentielles savoureuses est à son apogée.

2. Techniques de Récolte Appropriées pour Assurer la Santé de la Plante

C’est votre chance de tailler et de récolter simultanément.

  • Méthode : Utilisez des ciseaux ou un sécateur propres. Vous pouvez soit couper les feuilles individuelles avec leur courte tige (pétiole) attachée, soit couper des sections entières de la liane.
  • Meilleure pratique : Suivre une liane et couper une section de 15-20 cm vous donne une belle botte de feuilles pour la cuisine et encourage simultanément la plante à se ramifier à l’endroit de la coupe.
  • Règle générale : Ne récoltez jamais plus d’un tiers de la plante entière à la fois. Cela garantit qu’elle conserve suffisamment de feuillage pour la photosynthèse et pour récupérer rapidement.
Une grande botte de tiges de Lolot récoltées avec des feuilles vertes brillantes
Une récolte typique de Lolot, obtenue en coupant des sections de liane. Cette technique est un moyen efficace de rassembler plusieurs feuilles à la fois et aide également à tailler la plante pour encourager une nouvelle croissance.

### 3. Conserver et Préserver les Feuilles de Lolot

Le frais est toujours le meilleur, mais avec une plante productive, vous aurez un surplus.

  • Court terme (Jusqu’à 1 semaine) : Enveloppez les tiges des feuilles dans du papier absorbant humide et placez la botte dans un sac en plastique scellé ou un contenant hermétique dans le bac à légumes du réfrigérateur.
  • Congélation (Idéal pour la cuisson) : Lavez et séchez soigneusement les feuilles. Empilez-les, roulez-les en un cylindre serré, et enveloppez-les fermement dans du film plastique, puis placez-les dans un sac de congélation. Elles perdront leur texture croquante à la décongélation mais conserveront perfectly leur saveur pour une utilisation dans des plats cuits comme les soupes et les currys.
  • Séchage (Pour tisanes/poudres) : Bien que possible, le séchage entraîne une perte significative de la saveur fraîche caractéristique. Pour sécher, suspendez de petites bottes dans un endroit chaud, sec et bien ventilé, à l’abri du soleil direct. Une fois cassantes, émiettez-les et conservez-les dans un bocal hermétique.

VI. Gestion des Ravageurs et des Maladies

1. Ravageurs Courants et Leurs Prédateurs Naturels

Le Lolot est assez résistant aux ravageurs, mais surveillez les insectes piqueurs-suceurs, surtout sur les plantes stressées.

  • Ravageurs : Les pucerons, les tétranyques (araignées rouges) et les cochenilles farineuses sont les coupables les plus probables. Vous les trouverez sur les nouvelles pousses ou le dessous des feuilles.
  • Solution – Première ligne de défense : Un jet d’eau puissant d’un tuyau d’arrosage ou d’un pulvérisateur d’évier peut déloger physiquement la plupart des ravageurs. Pour les grappes tenaces, essuyez-les avec un chiffon trempé dans de l’eau savonneuse.
  • Solution – Lutte Biologique : Si les infestations persistent, utilisez une huile horticole ou du savon insecticide. Ces produits agissent par étouffement des ravageurs et sont plus sûrs pour l’environnement que les pesticides de synthèse. Appliquez toujours le soir pour éviter de brûler les feuilles.

Encourager les insectes auxiliaires comme les coccinelles et les chrysopes en plantant une diversité de fleurs (comme l’aneth, la coriandre et l’alysson) fournit un service de lutte antiparasitaire gratuit et naturel.

2. Identification et Traitement des Maladies Fongiques

Le principal risque de maladie est la pourriture des racines due à un arrosage excessif. D’autres problèmes fongiques comme l’oïdium ou les taches foliaires peuvent survenir dans des conditions d’humidité élevée combinée à une mauvaise circulation de l’air.

  • La prévention est la clé : - Assurez un excellent drainage dans votre sol et vos pots. - Arrosez le sol, pas le feuillage. Les feuilles mouillées sont une invitation à la germination des spores de champignons. - Taillez pour aérer la plante, permettant à l’air de circuler librement à travers les feuilles.
  • Traitement : Au premier signe d’oïdium (un revêtement poudreux blanc sur les feuilles), retirez les feuilles affectées. Vous pouvez traiter la plante avec un fongicide. Une option biologique efficace est une pulvérisation à base de 1 cuillère à soupe de bicarbonate de soude et une demi-cuillère à café de savon liquide mélangée à 4 litres d’eau. Pour les problèmes plus persistants, des fongicides commerciaux à base de cuivre ou de soufre sont disponibles.

2. FAQ

Puis-je cultiver le Lolot avec succès à l’intérieur pendant l’hiver ?

Absolument. C’est une excellente plante d’intérieur. Rentrez-la avant les premières gelées. Placez-la dans un endroit avec une lumière vive et indirecte, comme près d’une fenêtre orientée à l’est. Son plus grand défi à l’intérieur sera la faible humidité hivernale, alors utilisez les méthodes décrites ci-dessus pour la maintenir heureuse. Réduisez légèrement l’arrosage car la croissance ralentit, mais ne laissez pas le sol se dessécher complètement. Réduisez également la fertilisation à une fois toutes les 8 semaines ou arrêtez-la jusqu’au printemps.

Ma plante semble étiolée et produit de petites feuilles. Quel est le problème ?

C’est un symptôme classique d’un manque de lumière. La plante s’étire (un processus appelé étiolement) à la recherche de plus de lumière, ce qui se traduit par de longues tiges faibles avec des feuilles petites et clairsemées. Déplacez la plante vers un endroit avec une lumière plus vive et indirecte. Pour les plantes d’intérieur, un complément avec une lampe horticole peut faire une différence significative. Tailler les tiges étiolées encouragera une nouvelle croissance plus compacte.

Un jeune plant de Lolot aux feuilles vert clair poussant dans un paillis de bois à côté de laitue à feuilles rouges
Les feuilles vert pâle, jaunâtres, de ce jeune plant sont un signe classique d’étiolement dû à un manque de lumière, provoquant des tiges allongées et un feuillage plus petit. Cela peut aussi être un symptôme de stress dû à un soleil direct excessif.

#### Mon Lolot est devenu trop agressif. Comment puis-je l’enlever complètement de mon massif ?

Une élimination complète peut être difficile en raison de la capacité de la plante à repousser à partir de petits fragments de ses stolons. Cela nécessite une approche persistante et méthodique.

  1. Arrachage Manuel (Méthode Préférée) : D’abord, coupez tout le feuillage supérieur pour avoir une vue claire du sol. À l’aide d’une fourche-bêche, ameublissez soigneusement le sol autour des plantes et commencez à suivre et à soulever les stolons. Essayez de retirer des longueurs entières de stolons sans les casser. Vous devez être méticuleux et enlever chaque morceau que vous pouvez trouver.
  2. Suivi Vigilant : Il est presque certain que de petits fragments resteront dans le sol et repousseront. Pendant les semaines et les mois suivants, vous devez surveiller attentivement la zone et arracher toute nouvelle pousse dès son apparition. En supprimant à plusieurs reprises la nouvelle croissance, vous empêchez les racines restantes de faire la photosynthèse, ce qui finit par les affamer et les tuer.
  3. Solarisation du Sol (Pour les Grandes Surfaces) : Après un arrachage manuel approfondi, vous pouvez utiliser la solarisation du sol. Arrosez abondamment la zone, puis couvrez-la hermétiquement avec une bâche en plastique transparent, en enterrant les bords avec de la terre ou des pierres pour piéger la chaleur. Pendant la partie la plus chaude de l’année, laissez-la en place pendant 4-6 semaines. Les températures élevées peuvent tuer les racines et les graines restantes.
  4. Lutte Chimique (Dernier Recours) : Pour les infestations graves où l’arrachage manuel est impraticable, un herbicide systémique peut être utilisé. Cela devrait être un dernier recours. Choisissez un produit étiqueté pour une utilisation sur les couvre-sols vivaces à feuilles larges et suivez exactement les instructions du fabricant. Soyez extrêmement prudent pour éviter la dérive de pulvérisation sur les plantes désirables à proximité.

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