Guide Pas-à-Pas pour Planter et Entretenir les Cerises de Terre
Les cerises de terre (Physalis pruinosa) font partie de la famille des Solanacées (Solanaceae), étroitement apparentées aux tomatillos. La plante elle-même
Les cerises de terre sont une culture unique et gratifiante, offrant une saveur qui semble capturer l’essence de l’été — un goût vif, sucré et acidulé, souvent comparé à l’ananas, la fraise et la vanille. Ces plantes buissonnantes et basses sont des parentes de la tomate et du tomatillo, partageant leur nature vigoureuse mais nécessitant beaucoup moins de soins. Pour les jardiniers cherchant à ajouter quelque chose de productif, délicieux et un peu inhabituel à leur potager, le Physalis pruinosa est un choix exceptionnel. Ce guide fournit des étapes claires et pratiques, basées sur des principes horticoles solides, pour garantir une récolte généreuse.
I. Comprendre les Cerises de Terre
1. Que sont les Cerises de Terre ?
a. Description et Apparence
Les cerises de terre (Physalis pruinosa) font partie de la famille des Solanacées (Solanaceae), étroitement apparentées aux tomatillos. La plante elle-même est un buisson bas et rampant, atteignant généralement 30 à 90 cm de hauteur avec un large étalement. Sa caractéristique distinctive est le fruit : une petite baie jaune-orangé, de la taille d’une bille, entièrement enfermée dans une enveloppe papyracée en forme de lanterne appelée calice. À mesure que le fruit mûrit, cette enveloppe sèche et passe du vert à une couleur paille, finissant par tomber de la plante.
Note sur les Appellations : Bien que parfois appelées « alkékenge », il faut savoir qu’elles sont distinctes de leur cousin, le coqueret du Pérou (Physalis peruviana). Les coquerets du Pérou sont plus gros, mettent plus de temps à mûrir et sont généralement cultivés comme des vivaces dans les zones tropicales. Ce guide se concentre spécifiquement sur la cerise de terre commune, P. pruinosa.
b. Goût et Utilisations Culinaires
La saveur est complexe et tropicale. Lorsqu’elle est parfaitement mûre, elle est intensément sucrée avec une finale acidulée et citronnée. Cela les rend exceptionnellement polyvalentes. Elles sont superbes consommées fraîches en collation, coupées en tranches dans les salades pour une touche de saveur surprenante, cuites en tartes et confitures, ou même écrasées dans des cocktails.
| Spécification | Détails |
|---|---|
| Nom Botanique | Physalis pruinosa |
| Noms Communs | Cerise de terre, Groseille du Cap naine, Tomate-fraise, Alkékenge doux |
| Type de Plante | Annuelle tendre dans la plupart des climats (Zones USDA 4-10) |
| Hauteur | 30 à 90 cm (1 à 3 pieds) |
| Étalement | 60 à 120 cm (2 à 4 pieds) ; port buissonnant et rampant |
| Exposition au Soleil | Plein soleil (minimum 6-8 heures de lumière directe) |
| Type de Sol | Limon bien drainé ; tolère un sol moyen mais prospère avec du compost |
| pH du Sol | Légèrement acide à neutre (6.0 à 7.0) |
| Besoins en Eau | Humidité constante ; 2,5 à 4 cm par semaine est idéal |
| Zones de Rusticité | Cultivé comme une annuelle dans les zones de rusticité USDA 4-10 |
| Jours avant Maturité | 65 à 85 jours après le repiquage |
| Couleur de la Fleur | Petite, en forme de cloche, jaune avec un centre violet foncé ou marron |
| Taille du Fruit | 1,25 à 2,5 cm (0,5 à 1 pouce) de diamètre |
| Saveur du Fruit | Sucrée-acidulée, notes tropicales d’ananas, de vanille et de fraise |
| Période de Récolte | Milieu de l’été jusqu’au premier gel sévère |
| Espacement | 60 à 90 cm (2 à 3 pieds) entre les plants |
| Propagation | Principalement par graines, démarrées à l’intérieur pour de meilleurs résultats |
| Ravageurs | Altises, pucerons, criocères à trois bandes, sphinx de la tomate |
| Maladies | Généralement résistant ; peut être sensible aux taches foliaires fongiques par temps humide |
| Toxicité | Crucial : Toutes les parties vertes de la plante, y compris les tiges, les feuilles et les fruits non mûrs, contiennent de la solanine et sont toxiques. Ne consommez que les baies bien mûres, jaune-orangé, provenant d’enveloppes sèches et paille. |
| Caractéristiques Spéciales | Tolérant à la sécheresse une fois établi ; très productif ; se ressème souvent spontanément |
### 2. Avantages de la Culture des Cerises de Terre
a. Facile pour les Débutants
Les cerises de terre sont exceptionnellement indulgentes. Elles sont moins exigeantes que les tomates en matière de fertilité du sol et résistent bien aux périodes de sécheresse modérée une fois établies. Leur nature robuste en fait une culture qui donne confiance aux nouveaux jardiniers.
b. Récolte Abondante
Une seule plante saine peut produire des centaines de fruits au cours de sa longue saison, du milieu de l’été jusqu’au premier gel. Deux à quatre plants suffisent généralement pour qu’une famille profite d’un approvisionnement constant pour la consommation fraîche et les conserves.

### 3. Variétés Populaires pour le Jardin Familial
| Variété | Description | Jours avant Maturité | Profil de Saveur | Idéal Pour |
|---|---|---|---|---|
| ‘Aunt Molly’s’ | Une variété ancienne polonaise prisée pour sa saveur riche et sucrée et sa production fiable. Un standard très apprécié. | 70 jours | Riche, sucré avec des notes d’agrumes | Saisons courtes, conserves, usage polyvalent. |
| ‘Pineapple’ | Une variété commune connue pour sa croissance vigoureuse et rampante et son goût tropical distinct. | 75 jours | Saveur prononcée d’ananas | Consommation fraîche, salsas, jardins avec beaucoup d’espace. |
| ‘Cossack Pineapple’ | Une variété ancienne ukrainienne similaire à ‘Pineapple’ mais souvent notée pour des fruits légèrement plus gros et des plants robustes. | 75-80 jours | Sucré avec une forte note d’ananas | Confitures et tartes en raison de sa texture ferme et de son rendement élevé. |
| ‘Goldie’ | Produit des fruits un peu plus gros, d’un doré éclatant, sur des plants plus compacts. | 75 jours | Très sucré et citronné | Culture en pot et consommation fraîche. |
| ‘New Hanover’ | Une variété ancienne à maturation précoce, connue pour sa productivité même dans les climats plus frais. | 65 jours | Bien équilibré entre sucré et acidulé | Régions avec des saisons de croissance courtes. |
### 4. Où Acheter des Graines ou des Plants
a. Pépinières Locales et Jardineries
Des plants peuvent être disponibles dans les pépinières locales bien achalandées, en particulier celles spécialisées dans les plantes comestibles. C’est une excellente option si vous commencez tard ou si vous ne voulez qu’un ou deux plants.
b. Fournisseurs de Semences en Ligne Réputés
Partir de graines offre le plus grand choix de variétés. Choisissez des fournisseurs de confiance connus pour leurs taux de germination élevés et la pureté de leurs semences pour vous assurer que vous cultivez bien du Physalis pruinosa.
II. Préparation à la Culture
1. Préparation du Sol
Le succès commence par le sol. Bien que les cerises de terre tolèrent des conditions moyennes, une préparation optimale augmentera considérablement votre récolte.
a. Type de Sol et pH
- Sol Préféré : Un limon bien drainé est idéal. Si vous avez un sol argileux lourd, amendez-le avec du compost et du sable grossier pour améliorer le drainage. Si vous avez un sol très sableux, amendez-le avec du compost et de la tourbe pour améliorer la rétention d’eau. L’objectif est un sol qui retient l’humidité sans être détrempé, ce qui peut entraîner la pourriture des racines.
- pH du Sol : Visez une plage entre 6,0 et 7,0. La plupart des sols de jardin se situent naturellement dans cette plage. Un simple kit de test de sol peut fournir une lecture rapide.
b. Enrichissement du Sol
- Avant de planter, incorporez 5 à 10 cm de compost de haute qualité ou de fumier bien décomposé dans les 15 à 20 premiers centimètres du sol. Cela fournit des nutriments à libération lente, améliore la structure du sol et encourage une vie microbienne bénéfique.
- Une note critique sur l’azote : Évitez les engrais chimiques à haute teneur en azote. Un excès d’azote poussera la plante à produire un feuillage luxuriant au détriment des fleurs et des fruits. Le compost fournit une alimentation équilibrée.
2. Choisir le Bon Emplacement
a. Besoins en Lumière Solaire
- Choisissez un site qui reçoit un minimum de 6 à 8 heures de lumière directe du soleil par jour. La lumière du soleil fournit l’énergie pour la photosynthèse, qui alimente la production de fleurs et le développement des sucres dans le fruit. Moins de soleil se traduit par moins de fruits, et moins savoureux.
b. Circulation de l’Air
- Une bonne circulation de l’air autour des plants est essentielle. Cela aide les feuilles à sécher rapidement après la pluie ou la rosée du matin, ce qui est le moyen le plus efficace de prévenir l’installation de maladies fongiques comme les taches foliaires ou l’oïdium. Évitez de les planter trop près les unes des autres ou dans un coin stagnant du jardin.
3. Compagnonnage et Rotation des Cultures
a. Compagnons Bénéfiques
- Légumineuses (Haricots nains, Pois) : Fixent l’azote dans le sol, fournissant un léger apport nutritif.
- Herbes Aromatiques (Basilic, Menthe, Marjolaine) : L’odeur forte de ces herbes peut aider à confondre et à repousser les ravageurs courants comme les pucerons.
- Bourrache : Attire les pollinisateurs et les insectes prédateurs bénéfiques.
b. Plantes à Éviter
- Autres Solanacées : Évitez de planter des cerises de terre là où des tomates, des pommes de terre, des aubergines ou des poivrons ont été cultivés l’année précédente. C’est un principe clé de la rotation des cultures pour empêcher l’accumulation de maladies transmises par le sol comme la verticilliose, qui affecte toute la famille.
- Fenouil : Il peut inhiber la croissance de nombreuses plantes de jardin et il est préférable de le cultiver séparément.
c. Rotation des Cultures
- Pour briser les cycles des ravageurs et des maladies, déplacez vos cerises de terre dans une autre parcelle du jardin chaque année. Une simple rotation sur 3 ans (par exemple, Solanacées -> Légumineuses -> Brassicacées) est une stratégie très efficace pour maintenir la santé du sol.
III. Propagation et Plantation
Le succès de votre saison dépend fortement de la manière dont vous démarrez vos plants. Bien que le semis direct soit possible, le démarrage des semis à l’intérieur est la méthode supérieure pour presque tous les jardiniers.
1. Quand Planter
a. Démarrer les Semis à l’Intérieur
Semez les graines à l’intérieur 6 à 8 semaines avant la date de votre dernier gel moyen. Cette avance est cruciale pour donner aux plants suffisamment de temps pour mûrir et produire une récolte abondante avant la fin de la saison.
b. Repiquer à l’Extérieur
Déplacez les plants dans le jardin uniquement lorsque tout danger de gel est passé et que le sol s’est réchauffé à au moins 15°C (60°F). Attendez 1 à 2 semaines après votre dernière date de gel pour que le sol se réchauffe suffisamment.
2. Démarrer les Semis à l’Intérieur (Méthode Recommandée)
Cette méthode assure une germination fiable et vous donne des plants forts et sains, prêts pour le jardin.
a. Préparation des Contenants
- Utilisez des pots propres de 8-10 cm ou des plaques alvéolées avec des trous de drainage. Stérilisez les anciens contenants avec une solution d’eau de Javel à 1:9 pour tuer tout pathogène persistant.
- Remplissez avec un terreau pour semis stérile de haute qualité. Celui-ci est léger et de texture fine, idéal pour les jeunes pousses délicates.
b. Semis des Graines
- Semez 2-3 graines par pot, à environ 6 mm (1/4 de pouce) de profondeur. Cette faible profondeur est essentielle pour les petites graines.
- Couvrez légèrement avec le terreau et tassez doucement la surface. Brumisez abondamment avec de l’eau pour assurer un bon contact graine-sol sans déloger les graines.
c. Conditions de Germination
- Placez un tapis chauffant sous les plateaux pour maintenir une température de sol constante de 21-24°C (70-75°F). Cela accélère et améliore considérablement les taux de germination.
- Une fois que les graines germent (7-14 jours), fournissez une lumière intense. Placez des lampes de croissance à seulement 5-8 cm au-dessus des semis pendant 14-16 heures par jour. Un rebord de fenêtre ensoleillé est insuffisant et mènera à des plants faibles et « étiolés ».
- Gardez le sol constamment humide mais jamais détrempé. Arrosez par le bas si possible pour prévenir la fonte des semis.
3. Repiquage des Plants
Un repiquage soigneux minimise le choc et aide les plants à s’établir rapidement.
a. Acclimatation
- Cette étape est non négociable. Environ 7-10 jours avant de planter à l’extérieur, commencez à acclimater vos plants aux conditions extérieures. Commencez par 1 heure à l’ombre, puis augmentez progressivement la durée et l’exposition au soleil chaque jour. Ce processus épaissit la cuticule des feuilles pour prévenir les brûlures du soleil et du vent.
b. Processus de Plantation
- Espacez les plants de 60 à 90 cm (2 à 3 pieds) pour tenir compte de leur port buissonnant et rampant. Cet espacement est vital pour la circulation de l’air.
- Plantez les semis un peu plus profondément qu’ils ne l’étaient dans leurs pots, tout comme les tomates. Cela encourage la formation de racines supplémentaires (racines adventives) le long de la tige enterrée, créant une plante plus forte.
- Arrosez abondamment à la base de chaque plant immédiatement après le repiquage pour tasser la terre autour des racines.
4. Semis Direct (Une Alternative pour les Saisons Longues)
a. Conseil de l’Expert sur le Semis Direct
Bien que vous puissiez lire des articles sur le semis direct des graines de cerise de terre, pour la plupart des jardiniers, ce n’est pas la voie recommandée pour une récolte fiable. Cela devrait être considéré comme une expérience plutôt qu’une stratégie principale.
b. Les Inconvénients Pratiques
- Les graines de cerise de terre nécessitent un sol chaud (constamment au-dessus de 18°C / 65°F) pour germer. Au moment où le sol atteint cette température dans la plupart des climats tempérés, vous avez perdu de précieuses semaines de la saison de croissance.
- La germination peut être lente et inégale dans le jardin, conduisant à une levée hétérogène de plants qui mûrissent beaucoup plus tard.
- Démarrer à l’intérieur vous donne une avance critique de 4 à 6 semaines, ce qui se traduit directement par une récolte plus précoce et plus abondante.
c. La Technique Préférable
- Pour une culture garantie et productive, commencez toujours avec des plants repiqués, que vous les cultiviez vous-même à partir de graines ou que vous les achetiez dans une pépinière.
IV. Soins et Entretien des Plants
Des soins constants garantissent que vos plants restent en bonne santé et très productifs tout au long de la saison.
1. Directives d’Arrosage
a. Fréquence d’Arrosage
- Fournissez 2,5 à 4 cm d’eau par semaine, que ce soit par la pluie ou l’irrigation.
- Arrosez en profondeur une ou deux fois par semaine. Cela encourage un système racinaire profond et résilient, alors qu’un arrosage superficiel et quotidien favorise des racines faibles et peu profondes, vulnérables à la sécheresse.
b. Bonnes Pratiques
- Arrosez toujours le sol, pas le feuillage. Utilisez un tuyau suintant, une irrigation goutte-à-goutte ou une lance d’arrosage pour amener l’eau directement à la base de la plante. Les feuilles mouillées sont le principal vecteur des maladies fongiques.
- Vérifiez l’humidité en enfonçant votre doigt de 5 à 7 cm dans le sol. S’il est sec à cette profondeur, il est temps d’arroser.
2. Fertilisation
Si vous avez préparé votre sol avec du compost, vous n’aurez peut-être pas besoin d’engrais supplémentaire.
a. Quand Fertiliser
- Si les plants montrent des signes de croissance lente ou des feuilles jaunissantes (et que vous avez écarté les problèmes d’arrosage), un apport supplémentaire peut être nécessaire.
b. Application d’Engrais
- Apportez en surface une couche de compost ou appliquez un engrais organique liquide équilibré (comme une émulsion de poisson ou de la farine de varech) une seule fois, environ un mois après le repiquage.
- Encore une fois, évitez les engrais à haute teneur en azote. Si vous devez utiliser un engrais granulé synthétique, choisissez-en un avec un premier chiffre plus bas, comme une formule 5-10-10.
3. Paillage et Tuteurage
Ces deux étapes facilitent la gestion et améliorent la qualité des fruits.
a. Paillage
- Appliquez une couche de 5 à 8 cm de paillis organique comme de la paille, des feuilles déchiquetées ou des copeaux de bois autour des plants.
- Le paillis conserve l’humidité du sol, supprime les mauvaises herbes, régule la température du sol et fournit une surface propre sur laquelle les fruits mûrs tombés peuvent atterrir.
- Gardez le paillis à quelques centimètres de la tige principale pour éviter l’accumulation d’humidité, qui peut entraîner la pourriture du collet.
b. Fournir un Soutien
- Bien que ce ne soit pas strictement nécessaire, l’utilisation d’une petite cage à tomates ou d’un simple système de tuteur et de ficelle est fortement recommandée.
- Le soutien maintient les branches rampantes et les fruits hors du sol, ce qui améliore la circulation de l’air, réduit le risque de pourriture des fruits et facilite considérablement la récolte.
4. Taille
Les cerises de terre nécessitent une taille minimale. Une taille excessive peut réduire votre récolte.
- Retirez toutes les branches cassées, endommagées ou montrant des signes de maladie.
- Si la plante est extrêmement dense, vous pouvez retirer quelques-unes des branches inférieures qui touchent le sol pour améliorer la circulation de l’air.
- Aucune autre mise en forme ou suppression des « gourmands » n’est nécessaire. Laissez la plante prendre sa forme buissonnante naturelle.
5. Contrôle des Mauvaises Herbes
a. Le Paillage pour Supprimer les Mauvaises Herbes
- Une épaisse couche de paillis est votre meilleure défense et empêchera la plupart des mauvaises herbes annuelles de germer.
b. Désherbage Manuel
- Arrachez à la main toutes les mauvaises herbes qui émergent à travers le paillis. Soyez délicat, car les racines des cerises de terre sont relativement superficielles. Évitez le binage profond près de la base de la plante.

### 6. Gestion des Ravageurs et des Maladies
Les cerises de terre sont assez résistantes, mais une surveillance proactive est la clé. Adoptez une approche de lutte intégrée (IPM) : observez d’abord, et utilisez la méthode de contrôle la moins toxique nécessaire.
a. Ravageurs Courants
- Altises : 1. Symptôme : Nombreux petits trous ronds en « coup de fusil » dans les feuilles, en particulier sur les jeunes plants repiqués. 2. Solution : Protégez les jeunes plants avec un voile anti-insectes jusqu’à ce qu’ils soient grands et bien établis. Saupoudrer les feuilles de terre de diatomée peut décourager leur alimentation. Les plants sains dépassent généralement les dégâts.
- Pucerons : 1. Symptôme : Grappes de petits insectes sous les feuilles et sur les nouvelles pousses ; résidu collant de « miellat ». 2. Solution : Un jet d’eau puissant peut les déloger. Pour les problèmes persistants, utilisez un savon insecticide. Attirez les insectes utiles comme les coccinelles en plantant de l’aneth et de l’achillée millefeuille à proximité.
- Criocères à trois bandes et Sphinx de la tomate : 1. Symptôme : Dégâts importants sur les feuilles ou défoliation totale ; larves visibles (pour le criocère) ou grosses chenilles vertes (pour le sphinx). 2. Solution : Le ramassage à la main est le contrôle le plus efficace dans un jardin familial. Jetez les ravageurs dans un seau d’eau savonneuse.
b. Maladies Courantes
- Taches Foliaires Fongiques : 1. Symptôme : Petites taches sombres sur les feuilles, parfois avec un halo jaune. 2. Cause : Spores fongiques éclaboussant depuis le sol ou se propageant dans des conditions humides. 3. Solution : La prévention est la clé. Arrosez à la base de la plante, assurez une bonne circulation de l’air par un espacement adéquat et utilisez du paillis. Retirez et jetez les feuilles affectées.
- Verticilliose : 1. Symptôme : Jaunissement et flétrissement des feuilles inférieures, souvent d’un seul côté de la plante, progressant vers le haut. La plante peut être rabougrie. 2. Cause : Un champignon du sol qui pénètre par les racines. 3. Solution : Il n’y a pas de remède. Retirez et détruisez les plants infectés pour éviter la propagation. Le contrôle le plus efficace est la prévention par la rotation des cultures : ne plantez pas de solanacées au même endroit pendant au moins 3 ans.
V. Récolte, Stockage et Conservation des Graines
C’est la récompense de votre culture attentive. Savoir exactement quand et comment récolter vous assurera de profiter de chaque fruit à son apogée de saveur.
1. Quand Récolter
La plante vous dit exactement quand le fruit est prêt.
a. Signes de Maturité
- Le Test de la Chute : C’est l’indicateur le plus fiable. Les cerises de terre mûres tomberont de la plante, avec leur enveloppe. C’est l’origine de leur nom.
- Couleur de l’Enveloppe : L’enveloppe papyracée sera passée du vert à un beige paille sec ou un brun clair.
- Couleur du Fruit : La baie à l’intérieur de l’enveloppe sera d’un riche jaune-orangé. Un fruit jaune pâle ou verdâtre n’est pas encore mûr et sera acide.
b. Saison de Récolte
- La récolte commence environ 70 à 80 jours après le repiquage et se poursuit sans relâche jusqu’au premier gel sévère de l’automne.
2. Comment Récolter
a. Ramasser les Fruits Tombés
- La meilleure méthode est de simplement ramasser les fruits tombés au sol tous les jours ou tous les deux jours. Une couche de paillis de paille propre facilite cette tâche et garde les enveloppes propres.
- Secouez doucement la plante pour encourager les fruits parfaitement mûrs à tomber. S’ils ne tombent pas facilement, ils ne sont pas prêts.
Le Coin de l’Expert : Le Dilemme des Semis Spontanés
Les cerises de terre se ressèment abondamment. Tout fruit que vous manquez lors du nettoyage pourrira probablement, libérant ses graines. Au printemps suivant, vous pourriez trouver des dizaines de plants « spontanés ».
- L’Avantage : Des plants gratuits ! Vous pouvez soigneusement repiquer les plus vigoureux à l’endroit désiré pour une nouvelle culture.
- La Précaution : Ils peuvent devenir envahissants s’ils ne sont pas contrôlés. Pour gérer cela, soyez diligent dans la récolte de tous les fruits tombés. Si vous prévoyez de travailler le sol, la plupart des semis spontanés seront éliminés. Dans les parcelles sans labour, vous devrez les désherber des zones où vous n’en voulez pas.
### 3. Manutention et Stockage Post-Récolte
Un stockage approprié est simple et garde les fruits en excellent état.
a. Dans l’Enveloppe (Recommandé pour le Stockage)
- Laissez les fruits à l’intérieur de leurs enveloppes protectrices. Étalez-les en une seule couche dans un panier peu profond ou un plateau dans un endroit frais, sec et bien ventilé (comme un garage ou un cellier frais).
- Stockés de cette manière, ils peuvent se conserver pendant 3-4 semaines, parfois plus, car l’enveloppe les protège des dommages et de la perte d’humidité.

#### b. Sans Enveloppe et Réfrigérées
- Une fois que vous retirez les enveloppes, le fruit devient plus périssable. Conservez les baies sans enveloppe et rincées dans un contenant respirant dans le bac à légumes du réfrigérateur. À utiliser dans les 5-7 jours.
c. Congélation
- Pour un stockage à long terme, la congélation est une excellente option. Retirez les enveloppes des fruits, rincez-les et séchez-les complètement.
- Étalez-les en une seule couche sur une plaque de cuisson et congelez-les jusqu’à ce qu’ils soient solides. Transférez les baies congelées dans un sac de congélation hermétique ou un contenant.
- Elles se conserveront jusqu’à un an et sont parfaites pour les smoothies, les tartes ou les sauces.
4. Conserver les Graines pour les Plantations Futures
Conserver vos propres graines est simple et vous assure d’avoir un approvisionnement pour l’année suivante.
a. Sélection des Fruits pour les Graines
- Choisissez des fruits de vos plants les plus sains, les plus productifs et les plus savoureux. Cela vous permet de sélectionner les traits désirables au fil du temps. Assurez-vous que le fruit est entièrement mûr (il est tombé naturellement de la plante).
b. Extraction et Séchage des Graines
- Pour les petites graines non gélatineuses comme celles des cerises de terre, la fermentation est inutile et peut risquer la moisissure. Une méthode plus simple est préférable.
- Écrasez les baies mûres dans un petit bol d’eau. Les graines viables couleront au fond tandis que la plupart de la pulpe et de la peau flotteront.
- Versez soigneusement l’eau et la pulpe. Rincez les graines dans un tamis à mailles fines jusqu’à ce qu’elles soient propres.
- Étalez les graines propres sur une assiette en céramique ou un morceau de verre pour sécher (elles peuvent coller au papier). Laissez-les sécher complètement à l’air pendant 1-2 semaines dans un endroit bien ventilé, à l’abri du soleil direct. Elles doivent être dures et cassantes une fois sèches.
c. Stockage des Graines
- Conservez les graines complètement sèches dans une enveloppe en papier étiquetée ou un petit bocal en verre dans un endroit frais, sombre et sec. Des graines correctement stockées resteront viables pendant 3 à 5 ans.
VI. Dépannage et Questions Fréquentes
1. Les cerises de terre peuvent-elles être cultivées en pots ?
Absolument. Elles se portent très bien en pots. Choisissez un pot d’un volume d’au moins 20 litres (30-35 cm de diamètre) avec de grands trous de drainage. Utilisez un terreau de haute qualité, pas de la terre de jardin. Les plantes cultivées en pot nécessiteront un arrosage plus fréquent et pourront bénéficier d’un apport mensuel d’engrais organique liquide.
2. Pourquoi mes plants sont-ils grands et feuillus mais n’ont pas de fruits ?
C’est un signe classique d’un excès d’azote. La plante dirige toute son énergie vers la croissance végétative (feuillage) au lieu de la croissance reproductive (fleurs et fruits). Évitez les engrais à haute teneur en azote. Assurez-vous que la plante reçoit au moins 6-8 heures de soleil direct, car une lumière insuffisante peut également réduire la floraison.
3. Les cerises de terre non mûres sont-elles toxiques ?
Oui. C’est extrêmement important. Comme leurs parents la tomate et la pomme de terre, les parties vertes de la plante de cerise de terre — y compris les feuilles, les tiges et les fruits verts non mûrs — contiennent de la solanine, qui est toxique si ingérée. Ne consommez que les baies jaune-orangé entièrement mûres qui ont été retirées de leurs enveloppes.
4. Comment empêcher mes plants de cerises de terre d’envahir mon jardin ?
« L’envahissement » est causé par les semis spontanés des fruits qui tombent et sont laissés dans le jardin. La meilleure prévention est une récolte assidue. L’utilisation d’une épaisse couche de paillis facilite le repérage et la collecte des fruits tombés. S’ils se ressèment, traitez simplement les plants spontanés comme des mauvaises herbes dans les zones où vous n’en voulez pas.
5. Les cerises de terre sont-elles apparentées aux tomatillos ?
Oui, ce sont de proches cousins, tous deux appartenant au genre Physalis. Vous pouvez voir la ressemblance familiale dans l’enveloppe papyracée (calice) qui entoure le fruit. Les tomatillos (Physalis ixocarpa ou P. philadelphica) ont généralement un fruit plus gros qui remplit ou même fait éclater l’enveloppe, tandis que le fruit de la cerise de terre est plus petit et se trouve lâchement à l’intérieur.
Comments (0)
No comments yet. Be the first to share your thoughts.